Lampedusa : Gérald Darmanin à Rome pour un message de « fermeté »

Le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin se rendra à Rome ce lundi (18 septembre), alors que l’île italienne de Lampedusa fait face à un afflux important de migrants, afin d’« aider l’Italie à tenir sa frontière ».

Euractiv France
Luxembourg European Justice home affairs council
Le ministre de l’Intérieur a indiqué que « la France […] va aider l’Italie à tenir sa frontière » extérieure, a-t-il ajouté sur Europe 1 et CNews lundi matin. [EPA-EFE/JULIEN WARNAND]

Le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin se rendra à Rome ce lundi (18 septembre), alors que l’île italienne de Lampedusa fait face à un afflux important de migrants, afin d’« aider l’Italie à tenir sa frontière ».

« Il ne peut pas y avoir comme message donné aux personnes qui viennent sur notre sol qu’ils seront accueillis quoi qu’il arrive », a déclaré Gérald Darmanin, qui a dit vouloir porter un message de « fermeté » à Rome, où il rencontrera son homologue italien Matteo Piantedosi lundi après-midi.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que « la France […] va aider l’Italie à tenir sa frontière » extérieure, a-t-il ajouté sur Europe 1 et CNews lundi matin.

Interrogé sur la disponibilité de la France à accueillir une partie des migrants, comme l’a demandé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, de passage sur l’île italienne dimanche (17 septembre), il a indiqué que « la France ne s’apprête pas à le faire ».

M. Darmanin considère que « nous devons appliquer les règles européennes ». Ainsi, « nous devons protéger les frontières extérieures de l’Union européenne et surtout tout de suite regarder les demandes d’asile ».

Les demandes d’asile devant être faites « à la frontière » : ceux qui ne sont pas éligibles à l’asile « doivent repartir immédiatement dans les pays d’origine », a-t-il ajouté. Ce serait le cas pour « 60 % [des arrivants qui] viennent de pays comme la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Gambie », où « il n’y a pas de question humanitaire » et doivent donc, explique le ministre, être renvoyés dans leur pays d’origine.

Mais, « s’il y a des demandeurs d’asile qui sont éligibles à l’asile, qui sont persécutés pour des raisons politiques, évidemment, ce sont des réfugiés. Et dans ce cas-là, la France […], comme elle l’a toujours fait, peut accueillir des personnes », a nuancé M. Darmanin.

« Nous devons protéger les frontières extérieures de l’Union européenne et surtout tout de suite regarder les demandes d’asile », a précisé le ministre.

L’agence des Nations unies pour les migrations rapporte que la semaine dernière, entre lundi et mercredi, environ 8 500 personnes sont arrivées à bord de 199 bateaux.

Face à la tension générée par cette situation en termes d’accueil des migrants, la Première ministre italienne en a appelé à la solidarité européenne. La présidente de la Commission Ursula von der Leyen a présenté, dimanche depuis Lampedusa, un paquet de 10 mesures destinées à répondre à l’urgence de la situation.