L’ancien Premier ministre Edouard Philippe appelle une « élection présidentielle anticipée »

Les appels à des législatives anticipées ou à une nouvelle élection présidentielle se multiplient, y compris au sein de l’ancienne majorité d’Emmanuel Macron.

Euractiv France
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Edouard Philippe (LR). [Getty Images/Adnan Farzat_NurPhoto]

PARIS — Alors que le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecronu mène « d’ultimes négociations » pour tenter de former un gouvernement, les anciens anciens alliés qui constituaient depuis 2017 le « bloc central » fidèle au président sont en train de prendre leurs distances.

Après Gabriel Attal, qui expliquait lundi soir ne « plus comprendre » les décisions d’Emmanuel Macron, c’est un autre de ses anciens Premiers ministres, Edouard Philippe, qui a appelé ce mardi matin à une « élection présidentielle anticipée », une fois le budget 2026 adopté.

« On ne va pas faire durer ce que nous vivons depuis six mois pendant dix-huit mois encore, c’est beaucoup trop long et cela nuit à la France », a expliqué Ecouard Philippe.

Le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Bruno Retailleau, également président du mouvement de droite des Républicains (LR), a de son côté ouvert la porte à un retour au gouvernement, deux jours après l’avoir sabordé. Mais « à une condition », a-t-il souligné : que cela soit un gouvernement de « cohabitation ».

« Ce qui est exclu, c’est que LR se dissolve dans une majorité macroniste », a-t-il ajouté.

À l’approche des municipales du printemps 2026, de la présidentielle de 2027 et dans l’optique de législatives anticipées, personne ne semble vouloir endosser l’héritage politique d’Emmanuel Macron.

Si aucun compromis ne venait à être trouvé d’ici mercredi soir, le président a annoncé qu’il « prendrait ses responsabilités ».

(asg)