L'arrêt des importations de gaz russe pèse sur l'économie italienne

Si l’Italie venait à interdire les importations de gaz russe, le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie pourrait subir une baisse de 2 % en moyenne en 2022-2023, selon un rapport de Confindustria, l’association représentant les industries italiennes, publié samedi.

EURACTIV Italie
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Selon le rapport, la guerre en Ukraine rend les prévisions de croissance pour «  le deuxième trimestre de 2022  » encore complexes pour l’Italie.

Si l’Italie venait à interdire les importations de gaz russe, le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie pourrait subir une baisse de 2 % en moyenne en 2022-2023, selon un rapport de Confindustria, l’association représentant les industries italiennes, publié samedi.

Selon le rapport, la guerre en Ukraine rend les prévisions de croissance pour «  le deuxième trimestre de 2022  » encore complexes pour l’Italie.

Un «  éventuel arrêt des importations de gaz naturel en provenance de Russie pourrait frapper l’économie italienne  », selon les experts qui estiment que la pandémie a déjà affaibli l’économie transalpine.

«  Un effet aussi fort provoquerait une pénurie importante de volumes de gaz pour l’industrie et les services et une augmentation supplémentaire des coûts énergétiques  », ajoute le rapport de la Confindustria, notant que le PIB de l’Italie en prendrait un coup de 2 %.

L’UE prévoit maintenant d’accélérer ses efforts pour mettre fin à la dépendance de l’Europe à l’égard des combustibles fossiles russes. La Pologne, la Bulgarie et la Finlande ont déjà coupé leurs liens gaziers avec la Russie, car elles ont refusé de payer Gazprom en roubles.

Toutefois, la Russie ayant été le principal fournisseur d’énergie de l’Italie ces dernières années, puisqu’elle couvre 40 % des besoins du pays, l’industrie italienne est préoccupée par les différents plans visant à réduire les approvisionnements énergétiques en provenance de Russie.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, Rome cherche à trouver des alternatives à l’énergie russe. Elle a déjà renforcé son partenariat énergétique avec l’Algérie, en signant différents accords visant à augmenter les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) et à accélérer le développement de champs gaziers et d’hydrogène vert en Algérie.

Toutefois, les approvisionnements russes n’ont pas encore été entièrement remplacés.

En cas d’arrêt des importations de gaz en provenance de Russie «  au cours des 12 mois compris entre avril 2022 et mars 2023, le déficit d’approvisionnement serait de 18,4 % de la consommation italienne  », prévoit Confindustria.