Le déficit commercial français se creuse encore
Il est évalué à 5,3 milliards d’euros en janvier 2012. La tendance continue à la baisse est susceptible d’inquiéter la Commission européenne.
Il est évalué à 5,3 milliards d’euros en janvier 2012. La tendance continue à la baisse est susceptible d’inquiéter la Commission européenne.
Le déficit de la balance commerciale a augmenté d’environ 300 millions d’euros comparé au mois précédent et atteint un niveau de 5,3 milliards d’euros en janvier 2012, selon les derniers chiffres publiés par les douanes jeudi 8 mars. Entre 2007 et 2011, le déficit au premier mois de l’année s’élévait en moyenne à 4,3 milliards d’euros.
Les exportations se sont élevées à 36,8 milliards d’euros. Dans le même temps, la France a importé des biens et services à hauteur de 42,1 milliards d’euros.
Pour l’année 2011, le déficit cumulé a atteint 70,104 milliards d’euros, indiquent les douanes. Jusqu’à présent, l’estimation pour ce déficit record s’élevait à 69,6 milliards d’euros. L’année précédente, il était encore de 51,8 milliards d’euros.
Depuis 2003, la France n’a plus dégagé d’excédent commercial. Au contraire, son déficit ne cesse de se creuser tous les ans. Cette tendance inquiète la Commission européenne, qui examine actuellement la situation macro-économique de la France.
La France sous surveillance
Les déséquilibres macro-économiques font, depuis cette année, l’objet d’un suivi par les institutions européennes. Mi-février, la Commission européenne a publié un premier rapport. La France figure parmi 12 pays (Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Finlande, Hongrie, l’Italie, Slovénie, Espagne, Suède, Royaume Uni) qui font l’objet d’une surveillance accrue.
Une évolution majeure avait attiré l’attention de la Commission : depuis cinq ans, la France a perdu presque 19,4% des parts de marchés à l’étranger, signe de sa faible compétitivité.
Ces derniers chiffres sont donc susceptibles d’inquiéter un peu plus Bruxelles. La Commission décidera, au mois de mai, si la situation de la France pourrait constituer un risque pour le pays et la stabilité économique de l’Union. Si c’est le cas, les institutions européennes peuvent demander à la France de prendre des mesures pour réduire les déséquilibres macro-économiques.
