Le Discours sur l’état de l’Union reçoit un accueil mitigé
La réaction au Discours sur l’état de l’Union de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononcé mercredi (14 septembre), a été quelque peu mitigée, les dirigeants appelant à plus d’ambition et à se concentrer sur la transition écologique.
La réaction au Discours sur l’état de l’Union de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononcé mercredi (14 septembre), a été quelque peu mitigée, les dirigeants appelant à plus d’ambition et à se concentrer sur la transition écologique.
Le président du Parti populaire européen (PPE), Manfred Weber, soutient les efforts de la Commission en matière de transition écologique, tandis que la coprésidente sortante des Verts, Ska Keller, pense que l’exécutif devrait être plus ambitieux sur la question. La cheffe de file des socialistes, Iratxe Garcia Perez, souhaite quant à elle une accélération de la transition vers les énergies renouvelables, soulignant que « ce n’est pas le moment de revenir au passé ».
Ces commentaires font partie d’une série d’entretiens des dirigeants du Parlement avec EURACTIV sur les points essentiels du Discours sur l’état l’Union prononcé par Ursula von der Leyen mercredi.
« La proposition de la Commission va dans la bonne direction », a déclaré M. Weber, faisant référence à la transition écologique dans le contexte de guerre en Ukraine.
Cependant, il pense que « le problème réside dans les détails. Si Emmanuel Macron n’est pas prêt à construire un gazoduc vers l’Espagne, alors il nuit à l’idée de construire un marché européen de l’énergie ».
« Nous voulons apprécier le soutien clair de Mme von der Leyen à la transition écologique et à la politique en matière de renouvelables », a déclaré la présidente du groupe S&D, qui a souligné la nécessité d’aller vers un avenir plus respectueux de l’environnement.
👉Does returning to use #fossilfuels because the war in #Ukraine matches the green ambitions of the Commission?
👉Comment on the words of @vonderleyen on the topic of #energy @IratxeGarper @TheProgressives pic.twitter.com/jtdRfv8jzl— Euractiv (@Euractiv) September 14, 2022
Le problème des Discours sur l’état de l’Union réside dans la mise en œuvre, a affirmé Ska Keller. « Il y a beaucoup de choses dans ce discours auxquelles je peux totalement souscrire », a-t-elle déclaré.
Toutefois, les difficultés résident dans le fait que le processus de mise en œuvre implique non seulement les institutions de l’Union mais aussi ces dernières dans le dialogue avec les États membres, a-t-elle poursuivi.
Devoir de vigilance et migration
La présidente de la Commission « n’a pas beaucoup parlé du devoir de vigilance et de la responsabilité des multinationales », a déclaré la coprésidente de la Gauche, Manon Aubry. « Lorsqu’il s’agit du devoir de vigilance, d’impact sur les droits de l’homme et de responsabilité environnementale, cela reste très limité. »
Pour elle, Mme von der Leyen n’a pas été « cohérente du tout » sur la politique climatique, car Mme von der Leyern a fait l’éloge des accords commerciaux de l’UE qui ne sont pas respectueux de l’environnement.
« La réponse à la guerre en Ukraine était bonne et formidable pour l’accueil des réfugiés ukrainiens, mais en regardant d’autres pays non membres de l’UE d’où provient la grande partie des flux migratoires, nous avons besoin de quelque chose de différent de ce sur quoi la Commission et les institutions européennes ont travaillé au cours des cinq, six dernières années », a confié à EURACTIV le président du groupe Identité et Démocratie, Marco Zanni.
M. Zanni estime qu’un accord sur la répartition des migrants n’est pas possible, mais voit une solution dans la création de zones en dehors des frontières de l’UE, gérées par Frontex ou d’autres institutions européennes.
👉Comment on the roadmap on #migration
👉Comment on the #RuleOfLaw words of @vonderleyen @Marcozanni86 @IDGroupEP pic.twitter.com/qFkxntPNHA— Euractiv (@Euractiv) September 14, 2022