Le fonds de stabilité doit pouvoir racheter de la dette, selon Trichet

Le président de la banque centrale plaide pour que le FESF puisse profiter d’une plus grande flexibilité.

EURACTIV.fr

Le président de la banque centrale plaide pour que le FESF puisse profiter d’une plus grande flexibilité.

Il serait utile de conférer au Fonds de stabilité financière européen (FESF) le droit de racheter de la dette souveraine, a déclaré, mercredi 26 janvier, le président la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet.

Interrogé sur une telle hypothèse, il a répondu : « Je ne l’écarterais certainement pas et je considère que cela pourrait être utile dans certaines circonstances » a-t-il déclaré à Bloomberg TV.

Jean-Claude Trichet a donc de nouveau appelé à renforcer le FESF et à lui donner plus de flexibilité en lui permettant notamment de racheter de la dette souveraine, tout en précisant qu’il ne voulait pas « dicter des mesures aux gouvernements. »

Ces propos font échos à ceux tenus un peu plus tôt par Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

« Un temps d’avance »

La résolution de la crise budgétaire européenne est en cours, a également assuré Jean-Claude Trichet.

« Nous y travaillons bien sûr et nous appelons tous nos partenaires à faire ce qu’il faut », a-t-il déclaré à Reuters Insider lors du Forum économique mondial de Davos.

« Il faut qu’ils aient un temps d’avance pour prouver aux investisseurs, aux épargnants, aux ménages et aux entrepreneurs qu’ils font ce qu’il faut. »

La crainte d’une propagation de la crise et d’un éclatement de l’euro s’est estompée depuis le début de l’année, grâce à des adjudications réussies de titres de dette portugais, espagnols ou encore italiens et à la perspective d’un nouveau plan anti-crise qui devrait être dévoilé lors du sommet européen des 24 et 25 mars.