Le gouvernement finlandais sur la corde raide

Les quatre premières semaines du gouvernement de droite ont été marquées par une succession de démissions ministérielles et de réunions de crise, tandis que les révélations d’anciens écrits racistes émanant de membres du Parti des Finlandais continuent de mettre la vie du gouvernement en péril.

Euractiv.com
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Bien que le Premier ministre Petteri Orpo (Parti de la coalition nationale) ait annoncé que son gouvernement ne cautionnait pas le racisme, le débat a repris de plus belle après la publication des écrits de la ministre des Finances Rikka Purra (Parti des Finlandais) datant de 2019. [ EPA-EFE/KIMMO BRANDT]

Les quatre premières semaines du gouvernement de droite ont été marquées par une succession de démissions ministérielles et de réunions de crise, tandis que les révélations d’anciens écrits racistes émanant de membres du Parti des Finlandais continuent de mettre la continuité du gouvernement en péril.

Bien que le Premier ministre Petteri Orpo (Parti de la coalition nationale) ait annoncé que son gouvernement ne cautionnait pas le racisme, le débat a repris de plus belle après la publication des écrits de la ministre des Finances Rikka Purra (Parti des Finlandais) datant de 2019.

Rikka Purra a estimé qu’il n’était pas nécessaire de s’excuser pour avoir qualifié les femmes somaliennes de « sacs noirs non reconnaissables ».

Mais quelques membres du gouvernement exigent que des mesures concrètes soient prises.

Avant même les dernières révélations, le président du groupe parlementaire des chrétiens-démocrates, Peter Östman, a exigé des actions concrètes contre l’antisémitisme et le racisme.

« Ce gouvernement doit être fidèle à ses paroles », a déclaré M. Östman.

Le Parti populaire suédois de Finlande (SFP) a tenu une réunion de crise qui s’est poursuivie tard dans la soirée de vendredi (14 juillet).

Dans la déclaration qui a suivi, le parti n’a pas indiqué sa confiance dans le gouvernement. Au contraire, le SFP s’est dit « extrêmement inquiet de la capacité d’action du gouvernement » et a décidé d’accorder au Premier ministre Petteri Orpo le temps « d’évaluer la situation et d’avoir une discussion sérieuse avec les présidents des partis au sein du gouvernement ».

Des commentaires inquiets ont également été entendus au sein du Parti de la coalition nationale du Premier ministre, divisé entre les partisans libéraux et conservateurs.

L’opposition a pleinement profité du fait que le gouvernement en position de fragilité.

Dans une lettre commune, les partis d’opposition ont demandé vendredi au président du Parlement, Jussi Halla-aho (Parti des Finlandais), de suspendre les vacances d’été du Parlement et de débattre de la politique et de l’avenir du gouvernement à la lumière de nouvelles informations susceptibles de nuire à la réputation internationale de la Finlande.

Dans sa réponse de samedi, M. Halla-aho a rejeté cette demande.

Selon lui, la situation n’est pas suffisamment urgente et l’indépendance du Parlement doit être protégée contre les « pressions extérieures », en référence aux publications sur les réseaux sociaux et aux « médias verts et de gauche ».

Les prochaines semaines pourraient s’avérer décisives pour le gouvernement. S’il survit jusqu’en septembre, il devra faire face à une attaque en règle de l’opposition.