Le gouvernement français confronté à une série de grèves [FR]

Plusieurs grèves ont marqué la "journée de solidarité" instituée par le gouvernement français en lieu et place du lundi férié de Pentecôte. Autre mauvaise nouvelle pour MM. Chirac et Raffarin : la remontée du "non" à la Constitution européenne dans les derniers sondages.  

Plusieurs grèves ont marqué la « journée de solidarité » instituée par le gouvernement français en lieu et place du lundi férié de Pentecôte. Autre mauvaise nouvelle pour MM. Chirac et Raffarin : la remontée du « non » à la Constitution européenne dans les derniers sondages.  

En décidant de transformer le lundi de Pentecôte férié en « journée de solidarité » travaillée – dans le but de générer des rentrées fiscales supplémentaires devant servir à financer les programmes d’aide aux personnes âgées -, le gouvernement Raffarin était conscient de s’exposer à un fort mouvement de mécontentement populaire. Sans surprise, la journée du 16 mai aura donc été marquée en France par une série de grèves sporadiques (notamment dans le secteur des transports) et de manifestations syndicales, ainsi que par un niveau très élevé d’absentéisme dans les écoles.  

Ce piètre bilan fragilise encore un peu plus le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin à moins de deux semaines du référendum français sur la Constitution européenne. Le sondage le plus récent donne une légère avance au « non », crédité de 51% des intentions de vote. 

Si tout demeure encore ouvert en France, les Pays-Bas semblent quant à eux s’acheminer vers une victoire de plus en plus probable du « non » lors du référendum du 1er juin : selon le dernier sondage réalisé dans le pays, 60% des électeurs sont ainsi prêts à rejeter la Constitution européenne. 

« Je pense que l’histoire d’amour [des Pays-Bas] avec l’UE est à présent terminée », a déclaré Lousewies van der Laan, chef de file de D66, formation sociale-libérale appartenant à la coalition gouvernementale.