Le Maire s’oppose à un «verdissement stupide» de l’agriculture européenne

Dans un entretien accordé à La France Agricole, le ministre de l’Agriculture estime que les règles imposées aux agriculteurs doivent être simplifiées.

EURACTIV.fr

Dans un entretien accordé à La France Agricole, le ministre de l’Agriculture estime que les règles imposées aux agriculteurs doivent être simplifiées.

Un verdissement de la politique agricole commune est acceptable, à condition qu’il soit «intelligent», a affirmé le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire La France Agricole, publié le 21 janvier.

«Le verdissement intelligent que je défends passe par une simplification des règles qui sont aujourd’hui trop complexes et trop lourdes pour les agriculteurs», affirme le ministre. En revanche, il s’oppose à «l’accumulation de contraintes» pour les agriculteurs, qu’il assimile à un «verdissement stupide» de la PAC.

Le ministre de l’Agriculture confirme que la France se battra pour que le budget de la PAC de l’après 2013 soit au moins aussi important que celui de la période actuelle. Si l’UE conserve un budget constant, il admet que des aribitrages seront nécessaires. «Nous verrons quels seront les arbitrages. Nous en discutons avec la Commission et le Parlement européen, avec les parlementaires français et mes homologues européens.»

Transparence

Interrogé sur la situation du secteur laitier, Bruno Le Maire se félicite des récentes propositions de la Commission, qui permettront aux producteurs de se regrouper sans enfreindre le droit européen de la concurrence. Ce texte sera applicable fin 2011, estime-t-il. Il indique que des initiatives similaires devraient être prises en faveur des éleveurs de porc, qui traversent actuellement une très grave crise.

Le ministre de l’Agriculture se dit également favorable à une plus grande transparence sur l’état des réserves des matières premières agricoles. «Il est urgent que nous ayons davantage d’informations sur les stocks mondiaux et régionaux», explique-t-il. 

Il réclame enfin un encadrement des marchés pour lutter contre la spéculation sur les prix, notamment dans le cadre du G20, dont la France exerce actuellement la présidence. «Nous devons lutter contre cela», affirme-t-il.