Le ministre des Finances grec remplacé

Afin de calmer l’opinion publique et les créanciers de la Grèce, le premier ministre Georges Papandréou propose une nouvelle équipe à la tête du pays. Le ministre des finances, critiqué pour être l’artisan de la cure d’austérité, a été remplacé.

EURACTIV.fr

Afin de calmer l’opinion publique et les créanciers de la Grèce, le premier ministre Georges Papandréou propose une nouvelle équipe à la tête du pays. Le ministre des finances, critiqué pour être l’artisan de la cure d’austérité, a été remplacé.

Le chef du gouvernement grec, Georges Papandréou, a nommé Evangelos Venizelos à la tête du ministère des Finances, selon un porte-parole du gouvernement cité par l’AFP, vendredi 17 juin. Ex-ministre de la Défense, M. Venizelos remplacera Georges Papaconstantinou, apprécié à l’étranger mais devenu impopulaire dans son pays en raison du plan de rigueur imposé en échange de l’aide de l’UE et du FMI. Il est à présent ministre de l’Environnement.

Mercredi 15 juin au soir, le premier ministre avait annoncé un remaniement, après une journée de mobilisation massive de la population grecque contre le nouveau plan d’austérité.

Cinquième tranche

Georges Papandréou cherche désormais à obtenir un consensus national sur un nouveau plan de rigueur sur cinq ans, condition exigée par l’Union européenne et le Fonds monétaire international pour débloquer la cinquième tranche d’aide de 12 milliards d’euros en juillet.

Le FMI est « très préoccupé » par l’évolution de la situation en Grèce « qui a changé radicalement ces dernières vingt-quatre heures », a déclaré jeudi matin Zhou Min, conseiller spécial du directeur général du FMI, en marge d’une conférence à Paris.

« Nous sommes prêts à apporter notre soutien parce qu’il s’agit d’un dossier extrêmement important pour la Grèce, l’Europe et l’économie mondiale », a-t-il poursuivi.

Secteur privé

Le Fonds avait pourtant initialement fait d’un nouveau plan d’aide à la Grèce la condition sine qua non du versement de cette tranche, mais des divergences politiques et la difficulté technique à s’accorder sur la participation du secteur privé à ce plan rendent cette perspective tout à fait improbable.

L’Allemagne prône un rééchelonnement des remboursements sur sept ans, via un échange de dette. Mais la BCE craint la contagion à l’Irlande et au Portugal, également sous assistance financière.

Vendredi 17 juin, le président français Nicolas Sarkozy se rendra à Berlin pour un déjeuner de travail avec la chancelière allemande. Il s’agit de débloquer la situation d’ici le Conseil européen des 23 et 24 juins.