Le Parti des Finlandais rejoint le groupe des Conservateurs et Réformistes européens

Le groupe des Conservateurs et Réformistes européens a accepté ce mardi le Parti des Finlandais en tant que nouveau membre.

Euractiv.com
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L’adhésion du Parti des Finlandais à CRE fera passer le nombre de ses eurodéputés de 64 à 66. Le parti finlandais a voté en faveur de la candidature mercredi. [[EPA-EFE/JARNO KUUSINEN]]

Le groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) a accepté le Parti des Finlandais (Perussuomalaiset, PS) en tant que nouveau membre mardi (11 avril), soit moins de dix jours après que le parti finlandais de droite soit arrivé en deuxième position aux élections générales du pays.

L’adhésion du Parti des Finlandais au groupe CRE fera passer le nombre de ses eurodéputés de 64 à 66. Le parti finlandais avait voté en faveur de la candidature mercredi dernier (5 avril).

« La nouvelle délégation sera composée de Teuvo Hakkarainen et Pirkko Ruohonen-Lerner, qui rejoindront le Parlement européen dans les prochaines semaines, pour remplacer Laura Huhtasaari, qui a rejoint le parlement de Finlande suite au grand succès électoral national du Parti des Finlandais », a déclaré le groupe CRE dans un communiqué de presse mardi.

Depuis 2019, le Parti des Finlandais faisait partie de la famille politique d’extrême droite Identité et Démocratie (ID), dont les principaux membres sont le Rassemblement national (RN) français, la Ligue (Lega) italienne et le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Cependant, lors de la précédente législature du Parlement européen, le Parti des Finlandais était un membre de CRE. « Pour le Parti des Finlandais, cela représente un retour politique au sein du groupe euroréaliste CRE, dont ils étaient déjà membres lors de la législature 2014-2019 », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Comme de nombreux partis de droite en Europe, le Parti des Finlandais est hostile à « l’intrusion de Bruxelles dans tous les aspects de la vie quotidienne finlandaise », et promeut « les valeurs traditionnelles finlandaises et occidentales classiques », qui sont selon eux façonnées par « des principes chrétiens bien établis ».

En outre, le parti critique vivement les autres partis pour leurs politiques « d’ouverture à l’immigration » et de « mondialisation ».

Le Parti des Finlandais a obtenu 20,1 % des voix, dépassant ainsi le parti de l’ex-Première ministre Sanna Marin — le Parti social-démocrate de Finlande (Suomen Sosialidemokraattinen Puolue, SDP) —, qui a obtenu 19,9 % des voix. Le Parti de la coalition nationale (Kansallinen Kokoomus, KoK) de centre droit est quant à lui arrivé en première position avec 20,8 %. Ce parti est actuellement membre du groupe du Parti populaire européen (PPE).

Étant donné que les trois principaux partis atteignent tous environ 20 % des voix, on ne sait pas encore à quoi pourrait ressembler la future coalition au pouvoir. L’une des options envisageables est celle d’un gouvernement de droite dirigé par le Parti de la coalition nationale et le Parti des Finlandais.

Si un tel scénario se concrétise, la Finlande rejoindrait les États membres de l’UE dont le gouvernement est dirigé par une alliance entre le centre (PPE) et la droite (CRE), comme c’est le cas en Italie et en Suède.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]