Le Parti du centre de la Norvège, actuellement au gouvernement, a de forts sentiments anti-UE

Le nouveau gouvernement minoritaire composé du Parti travailliste et du Parti du centre, qui a prêté serment jeudi (14 octobre), a des points de vue divergents concernant l’UE.

EURACTIV.com
Change of government in Norway
Le nouveau gouvernement minoritaire du Parti travailliste et du Parti du centre, a prêté serment jeu 14 octobre. [OLE BERG-RUSTEN/EPA]

Le nouveau gouvernement minoritaire composé du Parti travailliste et du Parti du centre, qui a prêté serment jeudi (14 octobre), a des points de vue divergents concernant l’UE. Alors que le parti travailliste est favorable à une coopération étroite avec ses « voisins européens », la rhétorique du parti du Centre ferait rougir les partisans du Brexit.

Dans sa déclaration « Non à l’UE » publiée sur le site du Parti du Centre le 15 mars 2021, le parti parle de l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) de 1994 comme d’une « camisole de force » rendant la vie quotidienne difficile et ajoute que le Labour était l’un des partis à l’origine de cet accord « malheureux ».

Ainsi, l’accord EEE devrait être renégocié « sans abandon de souveraineté par la Norvège ». Le pays devrait également se retirer de l’accord de Schengen et « dire non à la tutelle excessive des bureaucrates de Bruxelles », affirme le Parti du centre.

Quelque 80 % des exportations norvégiennes sont destinées à l’Union européenne, et environ 60 % des importations proviennent de pays de l’UE.

Le gouvernement de Jonas Gahr Støre (travailliste) compte 19 ministres, dont dix femmes. Les deux partis détiennent 76 des 169 sièges du Parlement. Des négociations seront nécessaires avec l’opposition mais aussi au sein de la coalition.

L’ancien gouvernement conservateur de la Norvège qualifiait le pays de « partenaire pour l’Europe » et poursuivait la coopération avec l’UE et l’engagement envers l’Espace économique européen (EEE) et les accords de Schengen.