Le Parti socialiste français pourrait « disparaître » selon François Hollande

L’ancien président de la République, le socialiste François Hollande, a alerté sur le risque de disparition du parti historique de la gauche française en cas d’accord électoral avec la gauche radicale.

Euractiv France
shutterstock_773446450-800×450
En alternative, l’ancien président croit qu'« une autre union » est possible, qui inclurait les écologistes et les communistes, en plus des socialistes. [<a href="https://www.shutterstock.com/fr/image-photo/rio-de-janeiro-june-21-2009-773446450" target="_blank" rel="noopener">A.PAES/Shutterstock</a>]

L’ancien président de la République, le socialiste François Hollande, a alerté sur le risque de disparition du parti historique de la gauche française en cas d’accord électoral avec la gauche radicale.

Le Parti socialiste est sorti très affaibli des élections de 2017 d’abord et de 2022 ensuite. Avec 1,75 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle, le PS a enregistré le score le plus bas de son histoire.

La direction du parti envisage depuis quelques jours un accord avec le mouvement de gauche radicale La France insoumise, dont le leader Jean-Luc Mélenchon a récolté près de 22 % des voix.

La situation a tendu les relations entre les responsables socialistes, amenant Olivier Faure, actuel Premier secrétaire, à demander à ceux qui ne sont pas d’accord avec cette stratégie de quitter le parti.

L’ancien président socialiste François Hollande a donc voulu, jeudi (28 avril), mettre en garde sa famille politique contre un accord « inacceptable », entre le parti de centre gauche pro-européen et le mouvement de gauche radicale très critique envers l’Union européenne et prônant la « désobéissance » à certaines règles européennes.

Si les dirigeants du PS choisissaient de conclure cet accord, « le Parti socialiste aura décidé de disparaître », a ajouté M. Hollande.

En alternative, l’ancien président croit qu’« une autre union » est possible, qui inclurait les écologistes et les communistes, en plus des socialistes, puisque « les insoumis ne veulent pas faire de place à leurs partenaires ».

 « Quoi qu’il arrive, il faudra refonder le Parti socialiste », conclut-il, en reconnaissant ainsi la situation très délicate dans laquelle la formation politique se trouve aujourd’hui après une telle défaite.