Le Premier ministre suédois tire la sonnette d’alarme suite à une série de cyberattaques
La Suède est visée par « d’énormes cyberattaques », a déclaré mercredi 11 juin le Premier ministre Ulf Kristersson, après plusieurs jours de perturbations ayant touché la chaîne publique SVT, des banques et le système d’identification électronique Bank-id.
La Suède est visée par « d’énormes cyberattaques », a déclaré mercredi 11 juin le Premier ministre Ulf Kristersson, après plusieurs jours de perturbations ayant touché notamment la chaîne publique SVT, des banques et le système d’identification électronique Bank-id.
« Nous sommes exposés à d’énormes cyberattaques. Celles qui ont visé SVT ont désormais été identifiées, mais les banques et Bank-id ont également été touchées », a déclaré Ulf Kristersson aux journalistes au parlement.
Les incidents, identifiés comme des attaques par déni de service distribué (DDoS), ont ravivé les inquiétudes sur la résilience de l’infrastructure numérique suédoise.
Sans désigner explicitement de responsables, Ulf Kristersson a renvoyé aux analyses des services de renseignement suédois, qui attribuent régulièrement ce type d’opérations à des États comme la Russie, la Chine ou l’Iran.
Avec plus de 93 % de foyers connectés à Internet, la Suède figure parmi les pays les plus connectés au monde. Mais cette hyperconnexion la rend d’autant plus vulnérable aux cybermenaces, préviennent les experts. Ces attaques risquent à terme de fragiliser la confiance du public et d’affecter des services essentiels.
Sur fond de tensions géopolitiques croissantes, le récent alignement euro-atlantique de Stockholm, marqué par l’adhésion à l’OTAN et un soutien appuyé à l’Ukraine, l’expose désormais davantage à ce type d’hostilité numérique.
Auparavant connue pour sa neutralité militaire, la Suède est désormais confrontée à ce que son Premier ministre a décrit plus tôt cette année comme une « réalité nouvelle et plus dangereuse » depuis son adhésion à l’OTAN en 2024.
Dans le cadre de son engagement à atteindre l’objectif de 2 % du PIB consacré à la défense fixé par l’OTAN, le gouvernement suédois s’est engagé à investir massivement dans la cybersécurité et les capacités militaires.