Le président du parlement slovaque fait pression pour obtenir des investissements chinois en dépit des inquiétudes en matière de sécurité
Attirer des investissements dans les infrastructures ferroviaires était l’un des principaux objectifs du voyage en Chine de Boris Kollár, membre du Conseil national.
Attirer des investissements dans les infrastructures ferroviaires était l’un des principaux points abordés lors du voyage en Chine de Boris Kollár, président du Conseil national, alors que des analystes ont mis en garde contre la menace sécuritaire que représenterait la participation de la Chine à la construction d’infrastructures critiques.
« La Chine est certainement l’un des pays dont nous avons beaucoup à apprendre, notamment en termes de maturité économique et technologique », a écrit M. Kollár sur Facebook.
« Dans le cadre de notre voyage professionnel dans ce pays, nous avons eu un certain nombre de négociations, au cours desquelles nous avons principalement discuté de la coopération possible entre nos entrepreneurs et les entrepreneurs chinois, mais surtout de la coopération dans le domaine du transport ferroviaire avec le China Railway International Group », a-t-il déclaré.
M. Kollár a ajouté que « la Chine est ouverte à une éventuelle coopération », qui devrait inclure une nouvelle ligne de trains rapides entre les deux plus grandes villes du pays : Košice et Bratislava.
Les analystes mettent toutefois en garde contre les investissements chinois, particulièrement en ce qui concerne la sécurité. « Autoriser la participation chinoise à la construction d’infrastructures critiques serait une grosse bourde pour notre sécurité », a noté l’analyste Matej Šimalčík, de l’Institut d’études asiatiques, sur Twitter.
Avant la visite, M. Kollár a indiqué qu’il ne prévoyait pas d’évoquer la coopération continue de la Chine avec la Russie ou la guerre en Ukraine.
Cependant, après la réunion de mardi avec le président de l’Assemblée populaire de Chine Zhao Le-ji à Pékin, M. Kollár a affirmé qu’il avait mentionné la guerre. « Nous avons parlé de la paix. Pour moi, le fait que le président ait clairement indiqué que la Chine respectait l’intégrité territoriale de tous les pays du monde a été très important », a déclaré M. Kollar.
Bien que la Chine soit l’alliée de la Russie, elle ne soutient pas militairement son agression en Ukraine.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’UE, les États-Unis et l’OTAN tentent de persuader la Chine de renoncer à son alliance avec le président russe Vladimir Poutine et de ne pas l’aider économiquement.