Le PSE se prépare au plus grand rassemblement de progressistes de tous les temps
Anticipant des changements importants dans les grands pays de l'UE, comme la France en 2012 et l'Allemagne en 2013, le Parti des socialistes européens (PSE) organisera une Convention à Bruxelles du 24 au 26 novembre. Le parti a qualifié cet évènement de « plus grand rassemblement de progressistes européens jamais organisé ».
Anticipant des changements importants dans les grands pays de l'UE, comme la France en 2012 et l'Allemagne en 2013, le Parti des socialistes européens (PSE) organisera une Convention à Bruxelles du 24 au 26 novembre. Le parti a qualifié cet évènement de « plus grand rassemblement de progressistes européens jamais organisé ».
Cette Convention, qui aura lieu dans le prestigieux centre de conférence « Le Square » dans le cœur historique de Bruxelles, sera « totalement différente » des congrès du Parti populaire européen (PPE) de centre-droit, a déclaré le président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen.
Le PSE souhaite se distinguer du PPE, qui se réunit dans des endroits reculés sous haute sécurité, en permettant à tous ceux qui le souhaitent de s'inscrire pour participer à leur Convention.
Un large éventail d'organisations, notamment des ONG œuvrant pour le développement ou la protection de l'environnement, se verront offrir la possibilité de présenter leurs activités, a affirmé M. Rasmussen.
De nombreuses réunions sont au programme, abordant des thèmes aussi variés que la crise économique, le printemps arabe, la liberté de la presse et les droits des homosexuels.
Ce programme ambitieux a pour objectif de « relancer la démocratie sociale européenne ». Une déclaration de principes devrait être adoptée en ce sens, comme le point d’orgue d'une année de consultations populaires.
Les socialistes européens ont également l'intention d'entamer une procédure qui mènera au choix d'un candidat commun pour diriger la prochaine Commission européenne. Ce candidat devrait être choisi à l'automne 2013, en amont des élections européennes de juin 2014.
M. Rasmussen a rappelé avec amertume que des leçons avaient été tirées de la réélection de José Manuel Barroso en 2009, alors que les partis de centre-gauche n'étaient pas parvenus à désigner de candidat. M. Barroso était le candidat du PPE.
Les socialistes prévoient également de présenter une « Résolution générale du Conseil » visant à proposer une solution à la pire crise économique que l'UE ait connue.
Plusieurs VIP ont confirmé leur présence à ce forum où ils participeront à des « Discussions des Leaders » : un atelier sur l'« Economie durable » et un sur l'« Egalité réelle » (25 novembre), et trois ateliers supplémentaires le lendemain, à savoir « Un monde solidaire », « Démocratie participative » et « Un nouveau leadership pour l’Europe ».
Le candidat aux élections présidentielles françaises, François Hollande, et le leader socialiste et futur premier ministre belge, Elio Di Rupo seront présents lors de l'événement. Helle Thorning Schmidt, la première ministre danoise récemment élue, Werner Faymann, le chancelier autrichien, et Eamon Gilmore, le vice-premier ministre irlandais, seront également de la partie.
Plusieurs leaders socialistes dans l'opposition participeront à la Convention, dont le Grec George Papandreou, le Turc Kemal K?l?çdaro?lu, le Bulgare Sergei Stanishev et le tchèque Bohuslav Sobotka.
M. Rasmussen a déclaré que les récentes élections législatives en Finlande et au Danemark, ainsi que les élections régionales en Allemagne et au Sénat en France, avaient démontré que 2012 serait l'année du progrès.
Reste à voir si l'élan politique généré par la crise de la dette dans la zone euro jouera nécessairement en faveur du centre-gauche.
Les élections en Finlande n'ont pas été couronnées de succès pour le Parti social-démocrate qui est arrivé second après le parti de la Coalition nationale de centre-droit du premier ministre, Jyrki Katainen. Le Parti social-démocrate était suivi de près par les Vrais Finlandais, un parti nationaliste, les trois partis étant dans un mouchoir de poche au niveau des résultats.
En Grèce, un pays fortement touché par la crise, le gouvernement socialiste a dû démissionner et en Espagne, les socialistes devraient perdre le pouvoir qu'ils avaient réussi à prendre en 2004.