Le retrait de Schulz devrait laisser la tête du Parlement européen à la droite
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a annoncé jeudi matin qu’il ne serait pas candidat à un troisième mandat au Parlement européen. Une annonce faite in extremis, puisque la succession doit théoriquement avoir lieu en janvier, à mi-mandature.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a annoncé jeudi matin qu’il ne serait pas candidat à un troisième mandat au Parlement européen. Une annonce faite in extremis, puisque la succession doit théoriquement avoir lieu en janvier, à mi-mandature.
L’homme politique allemand prévoit de se présenter aux élections allemandes au Bundestag, qui auront lieu en septembre prochain, en tant que tête de liste du SPD. Visiblement ému, l’eurodéputé a expliqué sa décision en allemand, anglais et français, rappelant que le monde avait plus que jamais besoin d’une Union européenne forte et unie.
5 ans à la tête de l’institution
Le président du Parlement européen a assuré qu’il continuerait à se battre pour le projet européen, comme il l’a fait 5 ans durant à la tête de l’institution, en rappelant que l’Allemagne avait une responsabilité spéciale sur ce projet en tant que premier pays, par la taille.
L’homme politique a aussi remercié Jean-Claude Juncker, son ami, et les équipes du Parlement européen.
Son départ ouvre la voie à une succession qui pourrait s’avérer complexe. A priori, selon les termes d’un accord conclu entre les principales forces politiques de l’institution, le groupe PPE et les sociaux-démocrates se partagent la tête de l’institution. Ce serait donc au PPE de prendre la tête du Parlement européen.
Au sein du PPE, de nombreuses candidatures ont émergé, qui doivent être départagées par un vote au sein du parti.
Parmi elles, le Français Alain Lamassoure pourrait avoir ses chances. Ce proche d’Alain Juppé, défenseur d’un Parlement européen fort face aux autres institutions et indépendant d’esprit, n’est pas forcément du goût de Berlin, qui préfèrerait placer un pion plus malléable, comme l’ex commissaire italien Tajani. Mais la faible réputation de l’équipe Barroso ces temps-ci vient s’ajouter au scandale Volkswagen dans lequel son rôle a été peu clair, ce qui risque de pénaliser sa candidature.
D’autres candidats sont également en lice, dont le slovène Alojz Peterle, l’Autrichien Othmar Karas et la seule femme de cette course au perchoir, l’irlandaise Mairead McGuinness.
Les centristes pourraient toutefois s’intéresser aussi à la tête du Parlement européen, dont l’actuel président du groupe ADLE, le Belge Guy Verhofstadt.