Le Royaume-Uni prépare de nouvelles coupes budgétaires

Sept ministères britanniques ont accepté de subir une réduction de leurs dépenses allant de 8% à 10% à partir de 2015.

EURACTIV.fr

Sept ministères britanniques ont accepté de subir une réduction de leurs dépenses allant de 8% à 10% à partir de 2015.

Les annonces définitives sont attendues pour le 26 juin, mais déjà, les spéculations vont bons train. Le gouvernement britannique doit trouver près de neuf milliards de livres d’économies, soit environ 10,5 milliards d’euros. 

Déficit de 7,2%

Le ministre des Finances, George Osborne, a précisé, mardi 28 mai, que les ministères de la Justice et de l’Energie, entre autres, devraient réaliser des « économies conséquentes », mais que le National Health Service (NHS), le système britannique de santé publique, ne serait pas affecté.

« J’ai pris la décision difficile de préserver les dépenses liées au NHS », a dit à la BBC le chancelier de l’Echiquier, qui souhaite en outre épargner l’éducation.

Le budget britannique a accusé un déficit de 114,2 milliards de livres de déficit sur le dernier exercice clos, équivalant à 7,2% du PIB.

Politiques sans effets

La décision d’épargner les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’aide au développement international, met davantage de pressions sur les autres ministères, parmi lesquels figurent certains des plus gros postes de dépenses de l’Etat, comme la défense, l’intérieur ou les collectivités locales.

Le ministre de la Défense, Philip Hammond, a de son côté expliqué que son budget de 34 milliards de livres devait rester intact car une réduction accrue de ses crédits nuirait aux capacités de défense du royaume.

Le principal parti d’opposition, le parti travailliste, critique ouvertement la politique de coupes budgétaires menée par le gouvernement conservateur et l’objectif chiffré qu’il s’est fixé.

« [George Osborne] semble disposé à s’en tenir au cours des deux prochaines années à des politiques qui n’ont pas eu d’effet sur le niveau de vie, la croissance économique ni même sur la réduction des déficits », a déclaré Chris Leslie, porte-parole du parti travailliste pour les questions financières.