Le Royaume-Uni rejoint enfin les programmes Copernicus et Horizon Europe

Le Royaume-Uni rejoindra le programme de l’UE pour l’observation de la Terre, Copernicus, et celui de recherche et d’innovation, Horizon Europe, avec un rabais de sa contribution financière pour compenser les années manquées, selon une annonce faite jeudi.

Euractiv.com
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Dans leur déclaration conjointe, le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont convenu que le Royaume-Uni aurait également accès aux services de surveillance et de suivi de l’espace de l’UE. [EPA-EFE/CHRIS J. RATCLIFFE / POOL]

Le Royaume-Uni rejoindra le programme de l’Union européenne pour l’observation de la Terre, Copernicus, et celui de recherche et d’innovation, Horizon Europe, avec un rabais de sa contribution financière pour compenser les années manquées, selon une annonce faite jeudi (7 septembre).

Après des mois de négociations sur les contributions annuelles de Londres, le Royaume-Uni et l’UE ont trouvé un accord politique, ce qui permet au pays de rejoindre à nouveau les programmes qu’il avait quittés à la suite du Brexit en 2020.

Il s’agit notamment du programme Copernicus, qui vise à observer et surveiller l’évolution de l’environnement de la planète par l’intermédiaire de satellites depuis l’espace et contribue à la gestion des catastrophes.

Le Royaume-Uni n’a pas versé sa contribution de 721 millions d’euros au programme spatial dans le cadre du budget pluriannuel 2021-2027, les négociations sur un accord ayant été bloquées au cours des trois dernières années en raison de désaccords sur la mise en œuvre du protocole sur l’Irlande du Nord.

Conformément à l’accord de jeudi, la contribution du Royaume-Uni à Copernicus s’élèvera finalement à 154 millions d’euros par an, soit 616 millions d’euros jusqu’en 2027.

Le communiqué de la Commission mentionne une « estimation » de « près de 2,6 milliards d’euros par an en moyenne pour Horizon Europe et Copernicus ».

Après la signature du cadre de Windsor, qui a résolu les désaccords entre Londres et Bruxelles sur le protocole sur l’Irlande du Nord, le Royaume-Uni espérait que sa contribution financière aux programmes refléterait le fait qu’il avait été privé des services liés pendant quelques années, avait confié à EURACTIV un porte-parole du gouvernement britannique à l’époque.

Victoire pour les Britanniques

La contribution financière de Londres sera ajustée en fonction des années pendant lesquelles le pays n’a pas participé à l’initiative, comme cela avait été prévu initialement. Le gouvernement britannique bénéficiera donc d’un rabais de trois ans.

« La Commission européenne et le gouvernement britannique ont également convenu de conditions appropriées concernant la contribution financière du Royaume-Uni pour le cadre financier pluriannuel 2021-2027, reflétant le fait que les chercheurs britanniques n’ont pas participé à Horizon Europe ou à Copernicus dès le début en 2021 », peut-on lire dans la déclaration conjointe.

La participation à Copernicus « permettra au secteur britannique de l’observation de la Terre d’accéder à des données uniques — précieuses pour les alertes précoces concernant les inondations et les incendies, par exemple — et de faire des offres pour des contrats, ce qu’il n’a pas pu faire pendant trois ans », a déclaré le cabinet du Premier ministre britannique, Rishi Sunak, dans un communiqué de presse.

Dans leur déclaration conjointe, le Premier ministre britannique et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont convenu que le Royaume-Uni aurait également accès aux services de surveillance et de suivi de l’espace de l’UE.

M. Sunak a ajouté que l’accord sur Horizon Europe comprend « une nouvelle clause de récupération automatique qui protège le Royaume-Uni alors que la participation se remet des conséquences des deux dernières années et demie. Cela signifie que le Royaume-Uni sera indemnisé si les scientifiques britanniques reçoivent beaucoup moins d’argent que ce que le Royaume-Uni a investi dans le programme ».

La Commission européenne envisage désormais de travailler sur un service européen de surveillance de l’espace, comme indiqué dans sa communication sur l’espace et la sécurité publiée en mars dernier.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]