Le think tank de Jacques Delors plaide pour la création d’une Communauté de l’énergie
Le think tank Notre Europe publie un rapport intitulé « Vers une communauté européenne de l’énergie : une proposition politique », qui suggère de relancer la construction européenne par la création d’une Communauté de l’énergie.
Le think tank Notre Europe publie un rapport intitulé « Vers une communauté européenne de l’énergie : une proposition politique », qui suggère de relancer la construction européenne par la création d’une Communauté de l’énergie.
Réalisé par Marc van der Woude, Leigh Hancher (co-présidents) et Sami Andoura (rapporteur) et accompagné d’une proposition de Jacques Delors, le rapport étudie la faisabilité de la création d’une Communauté européenne de l’énergie.
Le texte se fonde sur une analyse de la politique énergétique européenne et procède à son évaluation à l’aune de trois objectifs-clés : l’accès à l’énergie à un prix abordable, le développement durable de la production, du transport et de la consommation d’énergie, et la sécurité d’approvisionnement. L’évaluation conclut que ces trois objectifs ne peuvent être accomplis dans le cadre actuel.
Pour pallier ce déficit, le rapport propose la constitution d’une Communauté de l’énergie qui serait « un espace de régulation énergétique cohérent et intégré à l’échelle européenne. »
Différentes mesures sont envisagées : la poursuite de la libéralisation des marchés, le développement d’un réseau énergétique intelligent ou encore la stimulation de la R&D dans les technologies vertes et les énergies renouvelables afin d’assurer la diversification des ressources de l’UE. Pour financer ces projets, l’UE serait dotée de ressources financières indépendantes et autonomes. La capacité de l’UE à agir comme un seul sujet est considérée comme primordiale pour éviter que les pays tiers ne réduisent de façon ciblée leurs fournitures en énergie. Des réserves communes sont également envisagées, ce qui concrétiserait sur le terrain la solidarité des Européens entre eux.
Pour y parvenir, si plusieurs options sont envisagées (révision du traité de Lisbonne, coopération renforcée), un nouveau traité sur l’énergie est considéré comme la solution la plus adéquate. Si la participation de tous les États membres est à terme envisagée, elle ne serait pas obligatoire.