Le Tribunal constitutionnel polonais impliqué dans un scandale de corruption
Selon des communications ayant fuité, dont celles du porte-parole du gouvernement polonais Michał Dworczyk, suggèrent que le Tribunal constitutionnel du pays aurait consulté le gouvernement au sujet de ses arrêts.
Des communications ayant fuité, dont celles du porte-parole du gouvernement polonais Michał Dworczyk, suggèrent que le Tribunal constitutionnel du pays aurait consulté le gouvernement au sujet de ses arrêts.
En effet, selon ces courriels – dont l’authenticité n’a pas encore été établie avec certitude -, publiés par le portail en ligne Poufna Rozmowa, M. Dworczyk aurait discuté avec la présidente du Tribunal constitutionnel, Julia Przyłębska, de plusieurs décisions, notamment concernant le système de calcul des retraites et d’autres prestations publiques.
M. Dworczyk aurait également contacté le Premier ministre Mateusz Morawiecki, qu’il a informé du coût estimé de ces décisions.
Mme Przyłębska nie avoir convenu des décisions du Tribunal avec le cabinet. « Je ne discute jamais des arrêts avec qui que ce soit. Avancer des arguments sur la base de sources non vérifiées […] a pour objectif de déstabiliser le pays. Le comportement de certains journalistes est ridicule », a-t-elle déclaré à l’antenne de la station de radio publique Trójka.
Ces révélations sont les dernières en date d’une série de communications publiées anonymement et non vérifiées, après qu’il est apparu il y a plusieurs mois que le compte de messagerie de M. Dworczyk avait été piraté.
Certains des courriels confidentiels que le porte-parole aurait échangés avec des membres du gouvernement et d’autres personnes du parti au pouvoir, Droit et Justice (PiS), sont apparus d’abord sur la messagerie Telegram, ce qui a amené certains experts à se demander si des pirates russes ne seraient pas à l’origine de ces fuites.