Le vote électronique critiqué en Europe

Les ordinateurs de vote finiront-ils par s’installer dans tous les isoloirs ? Si la France expérimente depuis 2004 le vote électronique, elle n’est pas le premier pays en Europe à introduire ce sytème. Certains de ses voisins sont cependant déjà en passe d’abandonner cette technique qui ne serait pas à la hauteur de l’efficacité espérée, selon une récente étude du Sénat français.

Les ordinateurs de vote finiront-ils par s’installer dans tous les isoloirs ? Si la France expérimente depuis 2004 le vote électronique, elle n’est pas le premier pays en Europe à introduire ce sytème. Certains de ses voisins sont cependant déjà en passe d’abandonner cette technique qui ne serait pas à la hauteur de l’efficacité espérée, selon une récente étude du Sénat français.

En bref  :

L’ordinateur de vote pourrait ne pas avoir de beaux scrutins devant lui.

Si des machines à voter peuvent être utilisées en France depuis 2004, certains de nos partenaires européens, bien en avance sur l’Hexagone, sont déjà en passe d’abandonner cette technologie.

L’article 57-1 du code électoral français autorise les machines à voter dans les communes de plus de 3500 habitants. L’installation d’ordinateur de vote se fait en France sur la base du volontariat. Le matériel peut être loué ou acheté par les communes qui reçoivent en échange une subvention de l’État de 400 euros par machine.

Lors de l’élection présidentielle de 2007, 81 collectivités au premier tour et 77 au second ont eu recours aux machines à voter selon les chiffres d’une étude de législation comparée du Sénat sur le vote électronique.

Pionniers en Europe, les Pays-Bas ont instauré la possibilité d’organiser les opérations de vote « autrement que par les moyens traditionnels » dés 1965. Le vote électronique ne s’est toutefois généralisé que dans les années 90. 90% des suffrages sont aujourd’hui exprimés à l’aide de ces machines.

Des incidents techniques ont cependant obligé certaines collectivités à revenir au vote traditionnel. De la même façon, si 44% des électeurs belges votent à l’aide de machine, le système électronique a fait l’objet de nombreuses critiques et son développement pourrait être interrompu.

En Allemagne 5% des communes avaient opté pour cette nouvelle formule, mais le coût « trop important » de l’opération pour les collectivités a stoppé la généralisation du système. Même chose en Irlande où le gouvernement a décidé de suspendre l’expérience après un avis négatif de la Commission sur le vote électronique. Dans ce pays le système des bulletins de vote a donc été remis en place.

En un mot « le vote électronique ne paraît pas répondre aux espoirs qu’il a nourris » explique l’étude du Sénat. Seule la Suisse, où le électeurs se rendent aux urnes plusieurs fois par an, semble faire exception à la règle.