Les accords nécessaires à la construction de Galileo sont imminents

Après cinq années de tergiversations, les accords nécessaires à la construction du GPS européen Galileo devraient être conclus, selon le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot.

Après cinq années de tergiversations, les accords nécessaires à la construction du GPS européen Galileo devraient être conclus, selon le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot.

En bref :

« Nous espérons que nous parviendrons à conclure tous les contrats nécessaires pour construire le système satellite d’ici la fin de l’année », a indiqué Jacques Barrot, à l’issue d’un entretien avec le vice premier ministre tchèque, Alexandr Vondra, à Prague, mardi 18 mars.

Galileo, le GPS à l’européenne tant attendu et maintes fois retardé, a notamment pour objectif de déployer une trentaine de satellites. Il offrirait ainsi une meilleure couverture géographique dans le Nord de l’Europe et les grandes villes que son concurrent américain.

Il serait plus précis, avec un positionnement à un mètre au lieu de cinq pour son concurrent américain. Le premier, Giove A, est en orbite depuis 2005 autour de la Terre pour sécuriser la  « propriété » européenne de la fréquence du signal Galileo. Les essais techniques ont démarré avec Giove B, mais sa mise sur orbite a été fixée au 27 avril 2008.

Depuis l’accord conclu entre le Parlement Européen et le Conseil le 23 novembre 2007, chaque État membre peut, sur la base d’un appel d’offres, concourir à la réalisation des aspects techniques du programme Galileo.

Le programme est divisé en segments, comme à titre d’exemple le segment spatial permettant le déploiement des 30 satellites ou encore le segment sol de contrôle, chargé du contrôle des satellites.

Cependant, l’échec des négociations autour du contrat de concession pour le déploiement et l’exploitation du système est l’une des causes du retard dans le lancement du deuxième satellite.

La décision de lancer Galileo date du Sommet européen de Nice, en décembre 2000. Mais le calendrier initial du programme n’a cessé d’être décalé ces cinq dernières années en raison des divergences profondes sur la question de son financement.

Les négociations entre les pouvoirs publics européens et le partenaire privé, un consortium de 8 entreprises privées (Alcatel Lucent, Finmecanica…) ont échoué.

Ces dernières craignaient des coûts supplémentaires et un partage inégal des risques.

Face à l’hostilité de certains États membres et du Parlement Européen à un financement via des partenariats public/privé, l’accord du 23 novembre 2007 privilégie des modalités de financement strictement public via le budget communautaire, et ce sous l’autorité de l’Agence spatiale européenne.

Il a notamment été prévu de débloquer 3,4 milliards d’euros sur la période 2007-2013, mais il semble que des rallonges budgétaires seront nécessaires.