Les agences de notations prêtes à réévaluer la note de la Grèce
Si la première évaluation du programme de sauvetage de la Grèce est positive, la note du pays sera relevée par les agences de notation.
Si la première évaluation du programme de sauvetage de la Grèce est positive, la note du pays sera relevée par les agences de notation.
Le premier examen du programme de sauvetage grec, établi par un accord signé en août 2015 entre Athènes et ses créanciers, devrait voir le jour au début du mois de février.
« Si l’évaluation est positive et que les perspectives de croissances pour le deuxième semestre de 2016 sont confirmées, la note de l’économie grecque sera relevée, jusqu’à deux points, par les agences de notation, dans les deux à quatre semaines », assure à EURACTIV un spécialiste des marchés de capitaux.
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Retour aux marchés
Depuis un certain temps, les agences de notation internationales dressent un tableau plutôt sombre de l’économie grecque. La Grèce est notée Caa3 par Moody’s, CCC par Fitch et CCC+ par Standard and Poor’s.
Un premier examen positif du renflouement et une amélioration de ces notes devraient faire augmenter en flèche la valeur des obligations grecques.
« Le rendement d’une obligation à deux ans à échéance en 2016 chutera donc de 8,2 % à 4 % et celui d’une obligation à dix ans de 8,33 % à 5 % », selon ce spécialiste. « Cela permettra de restaurer la courbe de rendement des obligations et de ramener la Grèce vers un retour aux marchés et l’émission d’obligations à trois ans à l’été 2016. »
« Le diable dans le détail »
La première évaluation du programme de renflouement de 86 milliards d’euros ne sera cependant jamais positive sans réforme du système de retraite.
Le gouvernement, emmené par Syriza, a présenté un projet de réforme qui prévoit une réduction des retraites à l’avenir, mais les partis d’opposition se sont opposés à cette proposition, alors même que des discussions avec les créanciers du pays doivent avoir lieu ce mois-ci.
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Giorgios Stathakis, le ministre de l’Économie grec, a déclaré le week-end dernier que la majorité gouvernementale « ne serait pas affectée » par le projet de loi, qui sera selon lui adopté au parlement. « Le gouvernement a prouvé qu’il peut mener à bien un cycle de négociations de manière fiable », a assuré le ministre.
Giorgos Katrougalos, ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale, a quant à lui récemment déclaré que les créanciers acceptaient « l’architecture du projet de réforme », avertissant toutefois que « le diable est dans le détail ».
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