Les critiques acerbes d’Olaf Scholz irritent le gouvernement iranien
Le régime iranien a accusé le chancelier allemand Olaf Scholz d’avoir un comportement peu diplomatique après qu’il a critiqué la violence du régime contre les manifestants et exprimé son soutien à de nouvelles sanctions.
Le régime iranien a accusé le chancelier allemand Olaf Scholz d’avoir un comportement peu diplomatique après qu’il a critiqué la violence du régime contre les manifestants et exprimé son soutien à de nouvelles sanctions.
M. Scholz a condamné les « explosions de violence » de la part du régime de Téhéran. « Quel genre de gouvernement êtes-vous, à tirer sur vos propres citoyens ? », a-t-il demandé dans son podcast vidéo hebdomadaire publié ce week-end, appelant à un arrêt immédiat de la violence contre les manifestants et à la libération des prisonniers politiques.
Le gouvernement iranien a rejeté la critique et exprimé son irritation face aux propos de M. Scholz.
« Les remarques du chancelier allemand étaient provocatrices, interférentes et peu diplomatiques », a déclaré dimanche le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, selon plusieurs médias allemands, qui ont cité le site Internet du ministère iranien des Affaires étrangères.
M. Kanaani a appelé Berlin à agir de manière plus « responsable », car saboter une relation historique pourrait « causer de graves dommages ».
Dans le même temps, M. Scholz s’est également prononcé en faveur de sanctions supplémentaires contre le pays, dont les ministres des Affaires étrangères de l’UE doivent discuter lors de leur réunion de lundi. « Nous voulons accroître encore la pression sur les dirigeants politiques [iraniens] », a-t-il déclaré.
Ces sanctions pourraient inclure des interdictions d’entrée sur le territoire et le gel des avoirs de plus de 30 dirigeants et organisations politiques. Le gouvernement français a aussi soutenu à plusieurs reprises l’idée que de nouvelles sanctions soient prononcées envers des hauts dignitaires Iraniens.
L’Iran est le théâtre de manifestations continues de grande ampleur depuis septembre, à la suite du décès en garde à vue de la Kurde iranienne Mahsa Amini, arrêtée pour ne pas avoir porté correctement son foulard. Les autorités du pays ont réagi par des mesures sévères et souvent violentes contre les manifestants.
[Édition et contributions par Davide Basso]