Les discussions sur la PAC se poursuivent à Bruxelles

Les négociations sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC) après 2013 reprennent mercredi (26 juin) au Parlement européen à Bruxelles à l’issue des discussions de trois jours qui n’ont pas abouti à un accord définitif tant attendu. 

EURACTIV.com
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Les négociations sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC) après 2013 reprennent mercredi (26 juin) au Parlement européen à Bruxelles à l’issue des discussions de trois jours qui n’ont pas abouti à un accord définitif tant attendu. 

Les ministres nationaux de l'agriculture, rejoints par un représentant de la Commission européenne et des négociateurs du Parlement au Luxembourg, avaient espéré aboutir à un accord mardi, après trois mois et plus de 40 cycles de réunions sur la PAC pour 2014-2020.

Simon Coveney, le ministre irlandais de l'agriculture et président des négociations, a déclaré mardi en fin de soirée que des divergences subsistaient. Les discussions, commencées lundi à Luxembourg, se poursuivent aujourd'hui à Bruxelles.

« Même s'il est juste de dire que nous avons atteint un accord de principe sur un certain nombre de sujets, nous nous rapprochons doucement d'un accord politique global », a indiqué M. Coveney, en ajoutant que la réunion à Bruxelles « sera difficile, mais déterminante ».

Les négociateurs des trois institutions participant aux pourparlers sur la PAC doivent toujours résoudre des divergences à propos d’interventions plus fortes sur le marché en vue de protéger les revenus des agriculteurs des perturbations climatiques et d'importations moins chères ainsi que des protections continues du marché pour les producteurs de betterave sucrière. Les eurodéputés présents lors des négociations insistent sur ces deux sujets.

L'Allemagne a refusé d'accorder un rôle plus important aux eurodéputés dans la supervision et la modification des dispositions de la PAC après la conclusion d'un accord. Elle semblait toutefois atténuer son opposition afin d'ouvrir la voie vers un accord.

Les organisations agricoles semblaient préconiser un accord qui soutiendrait davantage les jeunes et les petits exploitants agricoles à l'aide du régime de paiements directs, même si les grandes exploitations seraient confrontées à des réductions.

L'accord final décevra probablement les organisations de défense de l'environnement, car les gouvernements nationaux ont tenté d'échapper en grande partie aux mesures de « verdissement » proposées par la Commission. Les gouvernements nationaux obtiendraient probablement un accord qui permettrait d’introduire progressivement des mesures sur les « surfaces d'intérêt écologique », des surfaces non cultivées conçues pour favoriser la biodiversité.

La date butoir de 2014 ne sera pas respectée et la PAC, dont le budget s’élève à 50 milliards d’euros par an, ainsi que son ensemble complexe de propositions ne seront pas mis en œuvre l’année prochaine. La Commission européenne a préparé un plan de secours pour introduire les nouvelles mesures en 2015 et une période de transition afin de passer du système actuel de paiements au nouveau en 2014.