Les dockers manifestent contre la libéralisation des services portuaires [FR]
Des milliers de dockers se sont rassemblés à Strasbourg ce week-end pour manifester ce lundi 16 janvier contre un projet de directive européenne visant à libéraliser les services portuaires. Les députés européens hésitent entre rejeter ou modifier cette proposition.
Des milliers de dockers se sont rassemblés à Strasbourg ce week-end pour manifester ce lundi 16 janvier contre un projet de directive européenne visant à libéraliser les services portuaires. Les députés européens hésitent entre rejeter ou modifier cette proposition.
C’est un Parlement européen divisé qui s’apprête à voter le 18 janvier à Strasbourg sur une proposition de la Commission visant à libéraliser les services portuaires dans l’UE. Cette proposition est de plus en plus controversée car la crainte d’un libéralisme économique excessif a été l’une des principales raisons pour lesquelles les Français ont rejeté le projet de constitution européenne en mai 2005.
Les syndicats indiquent qu’ils ont mobilisé 6000 dockers durant le week-end pour une importante manifestation le 16 janvier afin de faire pression sur les députés européens pour qu’ils rejettent le texte. Selon la fédération européenne des ouvriers du transport, cette proposition pourrait « avoir de graves conséquences sur les opérateurs et investissements portuaires dans ce secteur, et finir par entraîner des suppressions d’emploi ». Le syndicat a ajouté que personne ne pouvait ignorer les conséquences des propositions libérales sur l’emploi, les conditions de travail, la santé et la sécurité et la qualité des services portuaires en Europe.
Le projet de directive, dont le rapporteur au Parlement est Georg Jarzembowski (PPE-DE, Allemagne), a divisé les députés européens de la commission des transports, ce qui les empêche d’amender la proposition initiale de la Commission. Le projet sera donc présenté tel quel lors de la session plénière du 18 janvier.
Le groupe socialiste a annoncé son intention de rejeter catégoriquement le texte. « Nous ne voulons pas de navires battant pavillon avec un équipage mal payé, des conditions de travail médiocres et des doutes relatifs à la sécurité, » a indiqué le député européen allemand Willi Piecyk.