Les entreprises européennes ont des vues sur la Chine [FR]

Les entreprises européennes s'efforcent de conquérir une part plus importante du quatrième plus grand marché au monde et sont confrontées à la vive concurrence des Etats-Unis. 

Les entreprises européennes s’efforcent de conquérir une part plus importante du quatrième plus grand marché au monde et sont confrontées à la vive concurrence des Etats-Unis. 

Le président français Jacques Chirac s’est rendu en Chine du 25 au 28 octobre 2006 dans l’espoir d’obtenir un certain nombre d’accords qui devraient permettre de réduire le déficit commercial de l’UE avec la Chine et renforcer la présence européenne sur un marché où la concurrence avec les entreprises américaines est des plus vives. 

Dans une victoire contre les Etats-Unis, Airbus, le consortium de constructeurs aéronautiques européens, a signé un accord pour livrer 170 avions à Beijing. Il a également conclu un accord avec les autorités chinoises pour construire sa première usine d’assemblage en-dehors d’Europe, à Tianjin, ville située à l’est de la Chine. Le président d’Airbus, Louis Gallois, espère que construire ses avions en Chine incitera les Chinois à acheter ces appareils à l’avenir, mais Airbus est encore loin d’avoir rattrapé son concurrent américain Boeing, qui détient 60% du marché chinois. 

La visite de M. Chirac intervient alors que l’UE fait de plus en plus pression sur la Chine pour que l’accès à son marché soit facilité pour les produits et services européens. Dans un document adopté le 24 octobre (voir EURACTIV, 24 octobre 2006), l’UE a prévenu la Chine que ses exportations pourraient faire l’objet de nouveaux obstacles en Europe si elle empêchait les entreprises européennes de pénétrer sur son marché. 

De plus, rappelant que l’Europe était prête à mettre ses menaces à exécution, l’OMC a décidé le 26 octobre d’examiner les taxes imposées par la Chine sur les importations de pièces détachées de voitures, à la suite d’une plainte conjointe de l’UE, des Etats-Unis et du Canada. 

Les constructeurs automobiles européens comme SA Peugeot Citroën, Volkswagen, DaimlerChrysler et Renault produisent près d’un quart de la totalité des voitures fabriquées en Chine, mais se plaignent du fait que la politique chinoise sur les pièces détachées (qui considère les pièces détachées comme un véhicule complet si elles représentent 60% ou plus de la valeur d’un véhicule final et imposent donc dessus un droit de douane de 25% au lieu de 10%) fait obstacle aux constructeurs et aux fournisseurs de pièces détachées étrangers sur un marché automobile chinois en pleine expansion.