Les Européens prêts à délaisser l’avion pour le train si l’offre suivait ?

La plupart des citoyens de l’UE opterait pour le train plutôt que l’avion pour les trajets de courte et moyenne distance si des options plus fiables étaient disponibles.

EURACTIV.com
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Les citoyens de l’UE estiment que les liaisons de transport continentales sont insuffisantes et souhaitent un investissement accru dans le rail à grande vitesse. La plupart d’entre eux opteraient pour le train plutôt que l’avion pour les trajets de courte et moyenne distance si des options plus fiables étaient disponibles.

Selon un sondage réalisé par Polling Europe pour la Communauté européenne du rail et de l’infrastructure ferroviaire (CER), neuf Européens sur dix se disent insatisfaits des connexions de transport actuelles entre les États membres de l’UE.

Alors que les voyages ferroviaires transfrontaliers restent fragmentés, en partie à cause d’un manque de volonté politique et de coordination entre gouvernements nationaux, l’étude, menée auprès de plus de 5 000 personnes, met en lumière une forte attente citoyenne en faveur d’un réseau ferroviaire transfrontalier plus performant.

« Ces nouveaux résultats confirment les préoccupations des citoyens en matière de climat et montrent qu’ils sont prêts à modifier leurs habitudes de déplacement si on leur en donne la possibilité », confie Alberto Mazzola, directeur exécutif de la CER, à Euractiv.

La plupart des citoyens de l’UE préféreraient prendre un train à grande vitesse plutôt que l’avion pour les trajets courts et moyens, si des options fiables étaient disponibles. Pas moins de 79 % des personnes interrogées sont favorables à une augmentation des investissements de l’UE dans le rail à grande vitesse.

« Avec un réseau développé, le train à grande vitesse a le potentiel de transporter plus de la moitié de tous les voyageurs longue distance en Europe d’ici 2070 », estime Alberto Mazzola.

Le commissaire européen aux Transports, Apostolos Tzitzikostas, devrait dévoiler dans les prochains mois un plan d’action pour le train à grande vitesse visant à relier toutes les capitales et les grands centres urbains de l’UE.

Alors que la règlementation actuelle sur le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) prévoit que les trains longue distance circulent à une vitesse minimale de 160 km/h, la proposition devrait inciter les gouvernements à viser 250 km/h.

Le plan devrait également aborder les principaux obstacles techniques et des éléments manquants dans la stratégie actuelle qui continuent d’entraver le développement des lignes internationales à grande vitesse.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]