Les menaces russes confirment, selon l’UE, l’efficacité des sanctions
La Commission a réagi aux menaces de la Russie de saisir les actifs des entreprises européennes, estimant que ces représailles envisagées par Moscou en réponse au projet européen de « prêt de réparation » pour Kiev, démontrent l’efficacité de la politique de sanctions de l’UE.
Ces dernières semaines, Bruxelles multiplie les efforts pour utiliser légalement les centaines de milliards d’euros d’actifs de la Banque centrale de Russie immobilisés dans l’UE afin d’accorder un prêt sans intérêts à Kiev.
Moscou affirme que ce plan, discuté mercredi par les dirigeants de l’UE à Copenhague, équivaut à du « vol », tandis que la Commission insiste sur le fait qu’il ne s’agira pas d’une confiscation.
Les avoirs gelés seraient saisis et prêtés à l’Ukraine par l’UE. Kiev ne devrait les rembourser que si Moscou lui verse des réparations après la guerre. Une fois le prêt remboursé, il permettra de restituer les actifs russes.
Mercredi 1er octobre, Bloomberg rapportait les propos d’une source proche du Kremlin qui indiquait que la Russie vendrait « rapidement » les actifs étrangers détenus sur son territoire « en représailles à toute mesure européenne visant à saisir les avoirs russes à l’étranger ».
Jeudi 2 octobre, le porte-parole de la Commission Balazs Ujvari a déclaré : « Nous avons vu des indications selon lesquelles la Russie prévoit effectivement de nationaliser et de vendre des actifs étrangers. […] Cela montre très clairement une chose : nos sanctions fonctionnent très bien contre la Russie »
Selon lui, l’impact des mesures restrictives de l’UE sera renforcé avec l’adoption du 19e paquet de sanctions contre Moscou, attendue d’ici la fin du mois, selon plusieurs diplomates européens.