Les négociations entre l'UE et la Serbie au point mort [FR]

La reddition du Général Ratko Mladic, accusé de crimes de guerre, aau Tribunal pénal de La Haye est 'indispensable' avant de pouvoir poursuivre les négociations relatives au commerce et à l'aide européenne, mais la présidence finlandaise promet de maintenir la coopération sur la question des visas. 

La reddition du Général Ratko Mladic, accusé de crimes de guerre, aau Tribunal pénal de La Haye est ‘indispensable’ avant de pouvoir poursuivre les négociations relatives au commerce et à l’aide européenne, mais la présidence finlandaise promet de maintenir la coopération sur la question des visas. 

L’UE a suspendu ses négociations avec la Serbie sur un accord relatif au commerce et à l’aide européenne, une étape sur la voie de l’adhésion du pays à l’UE. Elle estime en effet que Belgrade doit faire preuve d’une coopération totale avec le Tribunal pénal de La Haye.

Le ministre finlandais des affaires étrangères, Erkki Tuomioja, a déclaré dans une conférence de presse le 17 octobre 2006, à l’issue du Conseil Affaires générales et Relations extérieures à Luxembourg, que les négociations entre l’UE et la Serbie sur un accord de stabilisation et d’association ne pouvaient pas reprendre en raison du manque de coopération du pays avec La Haye.

Le président serbe Boris Tadic a également annoncé qu’il était « peu probable » que les nouvelles du Luxembourg s’améliorent, car le Général Ratko Mladic, qui est recherché pour crimes de guerre, n’a toujours pas été livé à La Haye, une condition préalable à la reprise des négociations avec l’UE.

Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, situé aux Pays-Bas, a accusé R. Mladic de crimes qui comprennent le massacre de plus de 8 000 musulmans à Srebrenica en 1995. Le Tribunal a laissé entendre que R. Mladic pourrait se cacher en Serbie, avec la complicité de radicaux dans la police et l’armée. 

Le président serbe a ajouté toutefois qu’il espérait toujours une reprise des négociations, soulignant que tout le monde devait travailler « dans sa sphère de responsabilité et tenter de convaincre les législateurs européens, car la relance des négociations est extrêmement importante pour la Serbie ».

Erkki Tuomioja a confirmé que, mis à part les négociations, l’UE continuerait de coopérer avec la Serbie sur la facilitation du régime des visas.

Rade Bulatovic, chef de l’agence sécurité-information de la Serbie, a déclaré au quotidien pro-gouvernemental Vecernje Novosti que l’arrestation de Ratko Mladic était « la priorité No. 1 du pays. Nous espérons y parvenir dans les meilleurs délais. »