Les partis anti-européens tentent de se liguer
Six partis européens d'extrême droite ont annoncé leur volonté de s'unir en vue des prochaines élections européennes. De son côté, le parti anti européen UKIP dirigé par Nigel Farage a résisté aux appels de ces formations, mais lorgne vers le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République qui vise 5 élus au Parlement européen.
Six partis européens d'extrême droite ont annoncé leur volonté de s'unir en vue des prochaines élections européennes. De son côté, le parti anti européen UKIP dirigé par Nigel Farage a résisté aux appels de ces formations, mais lorgne vers le parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République qui vise 5 élus au Parlement européen.
Nigel Farage, le charismatique leader du parti anti-européen britannique l'UKIP, a déclaré ce week-end dans le Daily Telegraph qu'il gardait ses distances avec le Front National, un parti qu'il juge antisémite.
« L'UK Independance Party et le Front national proviennent d'environnement et de traditions politiques complètement différents » a-t-il insisté. L'UKIP dispose aujourd'hui de 12 sièges au Parlement européen, mais aucun à la Chambre des Communes britannique.
L'extrême droite s'organise
Une mise au point qui répond aux appels du pied de l'extrême-droite néerlandaise, qui vient de faire alliance avec le Front National français.
Un rapprochement qui n'est pas venu seul, puisque le parti autrichien FPÖ a annoncé le 18 novembre que des représentants de six partis dont le Front national, la Ligue du Nord, en Italie, les Démocrates suédois, le Vlaams Belang, en Belgique et le SNS slovaque s'était retrouvés à Vienne avec la ferme intention de s'allier en vue des élections européennes,
Seul absent, le parti néerlandais PVV de Geert Wilders, qui dervait cependant rencontrer le FPÖ dans les prochains jours.
Le souverainiste britannique Nigel Farage discute en revanche volontiers avec Nicolas Dupont-Aignan qui est allé le voir à Londres début novembre, et s'est assuré de son soutien. Même si une véritable alliance n'est pas d'actualité. « On ne nous demande pas d'être pareils, puisque nous voulons tous les deux sortir de cette logique monstrueuse que représente l'Europe » explique Nicolas Dupont-Aignan. Qui cite aussi le parti indépendant grec de Panos Kammenos au rang de ses proches.
Debout la République veut entrer au Parlement européen
Le Français espère bien profiter de la vague de contestation pour caser 5 élus au Parlement européen en 2014, et recrute actuellement dans cette optique.
Le journaliste et écrivain, ex RPR Dominique Jamet vient d'être nommé vice-président de son mouvement.
« Au sein de l'UMP, beaucoup se plaignent du manque de clarté des positions sur l'Europe, alors qu'il y a beaucoup d'euro sceptiques. J'ai même eu des soutiens d'élus UMP en région, je n'avais jamais eu ça avant ! »assure le député.
Le parti Debout la République qui convoite 5 sièges au Parlement européen contre zéro aujourd'hui, a déjà déposé deux listes pour les élections européennes, dans le Sud-Est et l'Est. Pour l'Est, c'est Laure Ferrari, qui était chargée des relations publiques du groupe Europe for Freedom and Democracy au Parlement de Strasbourg – le groupe du parti britannique UKIP, qui a été désignée tête de liste.
L'ex informaticien d'HSBC Hervé Falciani, bientôt en meeting avec DLR
Pour les autres tête de listes, le débat reste ouvert. Le nom d'Hervé Falciani, ex-informaticien d'HSBC, qui participe le 28 novembre prochain à un meeting sur l'évasion fiscale dans la ville de Nicolas Dupont-Aignan, Yerres dans l'Essonne, n'est pas écarté.
« Je lui proposerais bien d'être candidat » reconnaît Nicolas Dupont-Aignan, « mais pour l'instant, je veux juste soutenir sa campagne, ce qu'il fait est important ».
L'informaticien, qui avait diffusé des listes d'évadés fiscaux français en Suisse auprès du fisc français, se lance dans une croisade contre l'évasion fiscale. Il organise une série de conférences, avec notamment le soutien de l'association contre la corruption Anticor. Nicolas Dupont-Aignan, qui a travaillé sur le sujet dans le cadre d'une mission d'information pour la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Nationale, est aussi très préoccupé par ce sujet.
Pour l'heure, Hervé Falciani prévoit de sillonner la France sans afficher de couleur politique. Il devrait aussi aller dans le Nord de la France, où Alain Bocquet, un député communiste qui a participé à la même mission d'information sur les paradis fiscaux, l'a invité.