Les Pays-Bas vont renforcer les capacités militaires de leurs partenaires d’Europe de l’Est
Les Pays-Bas vont renforcer les capacités militaires de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie et de la Moldavie en investissant 8 millions d’euros supplémentaires dans un fonds de l’OTAN, a annoncé le ministre sortant des Affaires étrangères, Wopke Hoekstra (CDA/PPE).
Les Pays-Bas vont renforcer les capacités militaires de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie et de la Moldavie en investissant 8 millions d’euros supplémentaires dans un fonds de l’OTAN, a annoncé le ministre sortant des Affaires étrangères, Wopke Hoekstra (CDA/PPE), lors du sommet de l’OTAN qui s’est tenu mardi (11 juillet) à Vilnius.
M. Hoekstra participe au sommet de l’OTAN avec le Premier ministre sortant Mark Rutte (VVD/Renew) et la ministre de la Défense Kajsa Ollongren (D66/Renew). Il s’agit de leur première visite à l’étranger après la chute du gouvernement néerlandais vendredi dernier (7 juillet) en raison de désaccords sur la question de l’immigration.
« En ces temps d’instabilité, il est crucial qu’en tant qu’alliés de l’OTAN, nous renforcions notre coopération en matière de sécurité avec nos partenaires d’Europe de l’Est », a déclaré M. Hoekstra lors d’une conférence de presse, rapporte De Telegraaf.
« Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons garantir une dissuasion solide et crédible contre l’agression russe », a-t-il ajouté, prévenant que la Russie essayait de plus en plus d’interférer dans les affaires intérieures des trois pays en question.
Le ministre des Affaires étrangères sortant a déclaré que les 8 millions d’euros pourraient être utilisés pour fournir aux pays concernés des systèmes anti-drones, renforcer leur cybersécurité et garantir la sécurité du stockage des armes.
L’initiative de renforcement des capacités en matière de défense et de sécurité (DCB), comme le fonds, vise à renforcer le renseignement et les capacités militaires sans fournir d’armes réelles aux pays participants. La Géorgie et la Moldavie ont déjà bénéficié de ce fonds, qui finance également l’Irak, la Jordanie et la Tunisie.
Les trois pays d’Europe de l’Est sont particulièrement vulnérables à l’ingérence russe : si la Russie maintient une présence militaire importante dans les régions séparatistes de Moldavie et de Géorgie, elle soutient également le dirigeant serbe bosniaque Milorad Dodik, qui a menacé de faire sortir sa Republika Srpska de la fédération bosniaque.
Auparavant, les Pays-Bas avaient déjà renforcé leur soutien militaire à la Bosnie en promettant d’envoyer 150 soldats supplémentaires dans le pays dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’UE, EUFOR Althea.