Les tensions liées à l'énergie et à l'environnement au cœur des débats à Strasbourg
Pour assurer sa réélection, Ursula von der Leyen a besoin du soutien d'un quatrième groupe politique. Il s'agira très probablement des Verts. Mais le soutien des Verts ne peut se faire au prix de l'aliénation d'une grande partie de son propre groupe PPE.
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Il semble que le tout-Bruxelles soit descendu à Strasbourg cette semaine pour la première séance plénière de la nouvelle législature du Parlement européen.
Bien que de nombreux rôles de président de commission, de coordinateur et même de questeur doivent être attribués, la plus grande attention sera réservée à Ursula von der Leyen et à sa quête d’un second mandat en tant que présidente de la Commission européenne.
Un scrutin anonyme et l’absence d’accords formels de coalition entre les groupes politiques du Parlement signifient que cette élection risque d’être très théâtrale. Ursula von der Leyen prononcera son discours jeudi après-midi (18 juillet), les eurodéputés voteront ensuite. Ce n’est qu’après que nous saurons si elle a réussi ou échoué.
Pour être sûre d’être réélue, Ursula von der Leyen a besoin du soutien d’un quatrième groupe politique, au-delà de la coalition composée du Parti populaire européen (PPE) de centre droit, des Socialistes & Démocrates (S&D) de centre gauche et des libéraux de Renew. Ce quatrième groupe sera très probablement les Verts. A ce compte, elle sera toutefois confrontée à un délicat exercice d’équilibre. Le soutien des Verts ne peut se faire au détriment d’une grande partie de son propre groupe, le PPE, qui est fatigué du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal) et des difficultés politiques qu’il engendre.
Il y a deux dossiers du Green Deal en particulier, où les lignes de bataille sont clairement tracées entre les groupes, sans qu’il y ait de compromis évidant à négocier.
Tout d’abord, l’interdiction des moteurs à combustion interne en 2035, que les Verts et le S&D soutiennent, mais à laquelle des membres du PPE s’opposent avec ferveur.
Ensuite, il y a la loi anti-déforestation, que le PPE veut suspendre, mais que d’autres souhaitent voir pleinement et immédiatement mise en œuvre.
Il existe également d’autres préoccupations agricoles, mais les positions sont moins tranchées, de sorte qu’une formulation et une rhétorique ambitieuses sont susceptibles d’apaiser les tensions, du moins pour le moment.
Le discours d’Ursula von der Leyen pourrait ou non lui assurer un second mandat. Mais quoi qu’il en soit, son discours montrera clairement à quel point la transition énergétique et la protection de l’environnement ont été irrévocablement ancrées dans les hautes sphères européennes.
[Donagh Cagney]
Les principales actualités de la semaine
Pour approfondir
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Agenda
- 14 OCTOBRE. Conseil « Environnement »
- 17-18 OCTOBRE. Conseil européen
- 16 DÉCEMBRE. Conseil « Énergie »
- 17 DÉCEMBRE. Conseil « Environnement »
- 19-20 DÉCEMBRE. Conseil européen
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