L’Espagne enregistre son taux de chômage le plus bas depuis 2008
Le nombre de chômeurs en Espagne a atteint en juin son niveau le plus bas depuis 2008, avec notamment une baisse significative du nombre de jeunes sans emploi, selon de nouvelles données gouvernementales publiées mardi (4 juillet), à trois semaines des élections générales.
En juin, le nombre de chômeurs en Espagne a atteint son plus bas niveau depuis 2008, avec notamment une baisse significative du nombre de jeunes sans emploi, selon de nouvelles données gouvernementales publiées mardi (4 juillet), à trois semaines des élections générales.
Selon les nouvelles données du service public de l’emploi espagnol (SEPE), le nombre de personnes inscrites au chômage a diminué en juin de 50 268 par rapport au mois précédent, pour atteindre 2 688 842. Pour la première fois depuis 2008, le chiffre est tombé en dessous de 2,7 millions de personnes (13 %), a rapporté le partenaire d’EURACTIV, EFE.
En termes d’emploi, le système de sécurité sociale espagnol a ajouté 54 541 affiliés en juin, laissant le nombre total d’employés à un nouveau record de 20 869 940 de personnes.
Le chômage des moins de 25 ans a baissé de 3 552 personnes en juin, laissant le total à un nouveau record de 184n 491 personnes.
« C’est la meilleure nouvelle que nous pouvions donner », a déclaré mardi Yolanda Díaz, ministre espagnole du Travail et chef de file de la plateforme progressiste Sumar, dans une interview diffusée par la chaîne publique RTVE.
Mme Díaz a affirmé que les politiques du gouvernement progressiste, telles que la réforme du marché du travail et l’augmentation du salaire minimum, « sont un indicateur que les politiques publiques fonctionnent pour le bien du pays ».
Malgré l’optimisme de Mme Díaz, le pays a encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir crier victoire face à son problème structurel de longue date qu’est le chômage.
Selon les chiffres d’Eurostat, le taux de chômage des jeunes en Espagne s’élevait à 29,3 % en mars, soit le deuxième taux le plus élevé par rapport au reste de l’UE après la Grèce (29,7 %).
Dans ce contexte, « tant qu’il y aura une famille dont l’un des membres est au chômage, nous devrons continuer à travailler », a déclaré Mme Díaz, ajoutant que le « défi pour le pays » est actuellement de « converger » vers le taux de chômage moyen de l’Union européenne (5,9 % en mai, selon Eurostat).
La ministre de gauche, actuellement membre de Unidas Podemos (Gauche européenne), a prévenu que si le Partido Popular (PP/PPE) de centre-droit remportait les élections générales du 23 juillet, « bien sûr, les choses pourraient changer ».