L'Europe doit répondre de la même manière à la pandémie en Afrique selon Mario Draghi

S’exprimant lors du sommet sur le financement des économies africaines qui s’est tenu à Paris mardi (18 mai), le Premier ministre italien Mario Draghi a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons commencé à organiser des réponses pour l’Afrique comme nous l’avons fait pour l’Europe et les États-Unis. »

EURACTIV Italie
Financing of African Economies Summit in Paris
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) salue le premier ministre italien Mario Draghi (à droite) avant la séance d'ouverture du Sommet sur le financement des économies africaines à Paris, le 18 mai 2021. [EPA-EFE/LUDOVIC MARIN]

S’exprimant lors du sommet sur le financement des économies africaines qui s’est tenu à Paris mardi (18 mai), le Premier ministre italien Mario Draghi a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons commencé à organiser des réponses pour l’Afrique comme nous l’avons fait pour l’Europe et les États-Unis. »

S’adressant aux chefs d’État et de gouvernement africains et aux dirigeants du Fonds monétaire et d’autres organisations mondiales, M. Draghi a déclaré que le projet de relance pour l’Afrique discuté lors du sommet est « très important », ajoutant : « Qui aurait pensé que l’Europe aurait répondu par un effort de solidarité sans précédent ? C’est arrivé parce que la pandémie a détruit nos économies, nos vies, mais elle a aussi posé des questions fondamentales auxquelles nous essayons maintenant de répondre par la solidarité mais aussi par la reconstruction de l’avenir. »

Le Premier ministre a poursuivi : « L’Europe et les États-Unis ont répondu à la dévastation de la pandémie en finançant la réparation des économies, en finançant la reconstruction de l’avenir, et surtout en garantissant l’accès à la vaccination pour tous. Il n’y a rien de tout cela en Afrique, et aujourd’hui nous avons commencé à organiser des réponses pour l’Afrique ».

« Les propositions, a conclu M. Draghi, vont de la distribution de droits de tirage spéciaux à la restructuration de la dette, et doivent être présentées au G20 et à toutes les institutions internationales ».