L’Institut européen des normes de télécommunication de l’UE a élu un nouveau directeur général

L’Institut européen des normes de télécommunication (ETSI) a élu Jan Ellsberger comme nouveau directeur général lors de son assemblée générale de mardi (16 avril), pour un mandat de cinq ans.

Euractiv.com
European Parliament session in Strasbourg
Fondée en 1988, l’ETSI soutient les législateurs de l’UE en leur fournissant des avis d’experts. [EPA-EFE/RONALD WITTEK]

L’Institut européen des normes de télécommunication (ETSI) a élu Jan Ellsberger comme nouveau directeur général lors de son assemblée générale de mardi (16 avril), pour un mandat de cinq ans.

Gilles Brégant, qui semblait être le candidat favori de la Commission européenne, n’a pas atteint le troisième tour du scrutin.

Fondée en 1988, l’ETSI soutient les législateurs de l’UE en leur fournissant des avis d’experts.

Le directeur sortant Luis Jorge Romero passera le relais à Jan Ellsberger en juin, qui a remporté le dernier tour de scrutin avec une majorité de 54,6 %.

Jan Ellsberger a annoncé à Euractiv qu’il était « déterminé à travailler » avec toutes les « parties prenantes pour rétablir le rôle de l’ETSI dans le système de normalisation de l’UE », notamment par le biais de technologies stratégiques telles que la cybersécurité et l’intelligence artificielle (IA).

Se succédant sur scène lors de l’assemblée générale, Luis Jorge Romero a souligné les succès de son action passée, tandis que M. Brégant a affirmé le leadership et la pertinence de l’ETSI.

M. Ellsberger devra relever le défi de gérer les relations difficiles de l’ETSI avec la Commission européenne, qui a reproché à l’organisme d’être sous « l’influence indue » d’entreprises non européennes.

Selon un rapport d’Euronews, la Commission a officieusement suggéré que les membres des gouvernements nationaux au sein de l’ETSI votent pour M. Brégant, qui était considéré comme un candidat ne présentant aucun lien avec des entreprises étrangères.

Il s’agissait également de la première fois qu’une élection de l’ETSI était organisée selon les nouvelles procédures internes de cette institution, ce qui permettait aux membres de voter à distance.

L’élection

Pourtant, selon les informations d’Euractiv, seules 200 organisations ont voté, avec plus de 300 participants à l’assemblée générale, sur un total de plus de 850 membres.

L’élection s’est déroulée selon un système de pondération des voix, un changement récent visant à donner plus de poids aux petites organisations.

La pondération était de 3 à 29 en fonction de la taille de l’organisation. L’ETSI est composée à la fois d’entités publiques et privées.

Les pays membres dont le produit intérieur brut (PIB) est le plus faible (moins de 7 milliards d’euros) disposaient de l’équivalent de trois votes, tandis que les pays membres au PIB plus élevé disposaient de l’équivalent de 29 votes.

Les petites entreprises, dont le chiffre d’affaires dans le domaine des télécommunications est inférieur à 135 millions d’euros, ont disposé de l’équivalent de quatre voix, tandis que les grandes entreprises, dont le chiffre d’affaires est supérieur à 8 milliards d’euros, ont quant à elles disposé de l’équivalent de 29 voix. Les entreprises se situant entre ces deux catégories disposaient de 5 à 28 voix.

Résultats

Le premier tour de scrutin s’est soldé par un résultat presque nul, Jan Ellsberger et Luis Jorge Romero obtenant chacun 34 % des voix, et Gilles Brégant 32 %.

Au second tour, Luis Jorge Romero est arrivé en tête avec 36,5 % des voix, Jan Ellsberger 32 % et Gilles Brégant 31,5 %.

Aucun candidat n’a pu être élu, car les candidats ont besoin de 71 % des voix pour être élus, et Gilles Brégant a été disqualifié du troisième tour pour 0,5 %.

Lors du dernier tour de scrutin, Luis Jorge Romero a obtenu 45,3 % des voix.