L’Italie peut devenir le « hub » énergétique de l’Europe, selon Giorgia Meloni

L’Italie peut devenir un « hub » énergétique pour toute l’Europe grâce au plan Mattei conçu par le gouvernement et visant à investir et à collaborer avec les pays africains, a déclaré la Première ministre italienne Giorgia Meloni lors d’un événement organisé par la société Eni mardi.

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Mme Meloni a souligné que la position géographique de l’Italie lui permet d’aspirer au rôle de hub d’approvisionnement en énergie naturelle pour l’Europe. Pour ce faire, le gouvernement actuel a conçu le plan Mattei, qui prévoit une série de partenariats « égaux et bénéfiques » avec les pays africains et ceux qui bordent la Méditerranée. [Shutterstock/Pierre Teyssot]

L’Italie peut devenir un « hub » énergétique pour toute l’Europe grâce au plan Mattei conçu par le gouvernement et visant à investir et à collaborer avec les pays africains, a déclaré la Première ministre italienne Giorgia Meloni lors d’un événement organisé par la société Eni mardi (10 octobre).

Mme Meloni a souligné que la position géographique de l’Italie lui permet d’aspirer au rôle de hub d’approvisionnement en énergie propre pour l’Europe. Pour ce faire, le gouvernement actuel a conçu le  plan Mattei, qui prévoit une série de partenariats « égaux et bénéfiques » avec les pays africains et ceux qui bordent la Méditerranée.

« La question de l’énergie est stratégique et le sera certainement de plus en plus. La guerre en Ukraine a déclenché une crise (…), mais cette crise, j’en suis convaincu, peut aussi devenir une opportunité », a déclaré Mme Meloni.

« Avec le plan Mattei, nous entendons concilier l’intérêt national de l’Italie et le droit de nos partenaires à vivre une période de développement et de progrès », a souligné la Première ministre.

« La question de l’énergie est également cruciale pour donner une orientation plus juste et plus équitable à la transition écologique qui, pour nous, doit aller de pair avec la durabilité sociale et économique. Pour ce faire, nous avons besoin de toutes les technologies : celles qui sont déjà utilisées, celles que nous sommes en train de tester et celles qu’il nous reste à découvrir », a ajouté Mme Meloni.

Ces technologies sont notamment les énergies renouvelables, le gaz, les biocarburants, l’hydrogène et le captage du dioxyde de carbone. Le pétro-gazier italien Eni travaille également sur la fusion nucléaire, une « source d’énergie propre et illimitée » qui permettrait à l’Italie d’être plus indépendante en termes d’approvisionnement énergétique.

L’Italie a progressivement préféré le pétrole au gaz, tout en investissant dans la production nationale de gaz plutôt que dans les importations, en particulier après le début de la guerre en Ukraine qui a entraîné l’interruption de l’approvisionnement en gaz russe.

« Cela nous a permis d’être présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur et de consolider nos relations avec les pays où nous opérons, principalement en Afrique, en établissant des partenariats à long terme et en contribuant au développement économique et social de ces pays », a déclaré Claudio Desclazi, directeur général d’Eni.

M. Descalzi a participé à tous les voyages institutionnels de Mme Meloni dans divers pays d’Afrique comme la Libye, l’Algérie, l’Éthiopie et la Tunisie. À chaque fois, il était présent et a signé des accords de coopération avec les entités nationales respectives dans le but de mettre en place une coopération équitablement bénéfique dans le domaine de la production d’énergie.