Lituanie : le gouvernement envisage une loi interdisant la circulation des voyageurs russes
Le gouvernement lituanien souhaite que le parlement adopte une loi visant à limiter les voyages des citoyens russes et biélorusses en Lituanie. Une telle restriction est déjà appliquée en vertu d’une résolution relative à l’état d’urgence, mais elle doit être périodiquement prorogée.
Le gouvernement lituanien souhaite que le parlement adopte une loi visant à limiter les voyages des citoyens russes et biélorusses en Lituanie. Une telle restriction est déjà appliquée en vertu d’une résolution relative à l’état d’urgence, mais elle doit être périodiquement prorogée.
L’état d’urgence, qui s’applique le long des frontières avec la Russie et la Biélorussie, devrait prendre fin jeudi prochain (16 mars), mais le gouvernement demande au parlement de le prolonger d’un mois et demi, soit jusqu’au 2 mai.
La Première ministre Ingrida Šimonytė a indiqué que l’état d’urgence resterait en vigueur jusqu’à ce que le parlement adopte une loi distincte sur les sanctions à l’encontre des voyageurs russes.
« Nous pourrons alors cesser de prolonger [l’état d’urgence] », a-t-elle annoncé au gouvernement.
Le gouvernement lituanien demande au parlement d’examiner la question dans le cadre d’une procédure accélérée.
Dans le cadre de la résolution relative à l’état d’urgence, la Lituanie n’accepte actuellement pas les demandes de visa des citoyens russes et biélorusses.
Des exceptions s’appliquent toutefois aux diplomates, aux opposants au régime, aux employés des sociétés de transport, aux personnes ayant un lien de parenté avec un citoyen de l’Union européenne, ainsi qu’aux titulaires d’un permis de séjour de la zone Schengen ou d’un visa de long séjour.
La vice-ministre des Affaires étrangères, Jovita Neliupšienė, a indiqué à l’agence de presse Baltic News Service (BNS) que l’inscription des restrictions dans une loi distincte permettrait de créer un « régime national de sanctions » qui « garantirait une clarté juridique ».
Si un régime national de sanctions est établi, il ne s’appliquera pas aux entreprises, étant donné que les sanctions économiques relèvent de la compétence de l’Union européenne, a précisé la vice-ministre.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]