L’opposition italienne qualifie la réforme scolaire d’« outil de contrôle des masses »
Le ministre de l’Éducation Giuseppe Valditara a annoncé une vaste réforme des programmes des écoles primaires et secondaires du pays, que les partis d’opposition ont critiquée en la qualifiant de rétrograde et de trop nostalgique.
ROME — Le ministre de l’Éducation Giuseppe Valditara a annoncé une vaste réforme des programmes des écoles primaires et secondaires du pays, que les partis d’opposition ont critiquée en la qualifiant de rétrograde.
La réforme, qui entrera en vigueur à partir de l’année scolaire 2026-2027, introduit l’étude de la Bible dans les écoles primaires aux côtés des épopées classiques, y compris la mythologie nordique, et déplace le centre de l’enseignement de l’histoire vers l’Italie, l’Europe et le monde occidental.
La députée de l’opposition Ilenia Malavasi, du Partito democratico de centre gauche, a confié à Euractiv que ces propositions la consternaient et la décourageaient. Elle les a décrites comme un concept d’éducation dépassé et replié sur lui-même et a accusé le gouvernement d’utiliser le système scolaire comme un « outil de contrôle des masses ».
Selon la députée, la proposition risque d’aliéner les non-Chrétiens en présentant les récits bibliques sans le contexte de foi nécessaire, tout en offensant les Chrétiens en assimilant la Bible à de la mythologie.
Dans une interview accordée à Il Giornale, le ministre Giuseppe Valditara a décrit les réformes comme une manière de prendre le meilleur de notre tradition pour construire une école capable de façonner l’avenir.
Selon lui, la réforme viserait à donner la priorité à l’étude de l’Italie, de l’Europe et du monde occidental, tout en supprimant les cours d’histoire et géographie du programme du lycée. Au lieu de cela, l’histoire sera enseignée comme une « science de l’humanité au fil du temps », sans ce que le ministre de l’Éducation appelle « les superpositions idéologiques ».
Les élèves du collège seront également initiés à des cours de latin facultatifs, tandis que l’accent sera mis sur l’histoire de l’Italie, y compris les civilisations anciennes, telles que la Grèce et Rome et les premières années du Christianisme.
Giuseppe Valditara a décrit ce plan comme une réponse à l’analphabétisme fonctionnel largement répandu en Italie. En effet, les données de l’OCDE montrent que 35 % des adultes italiens âgés de 16 à 65 ans ont des difficultés à comprendre des textes écrits simples.
[Édité par Anna Martino]