L’opposition macédonienne bloque l’adoption de lois sur les « Open Balkans »

L’opposition macédonienne a bloqué l’adoption de plusieurs lois à l’Assemblée relatives à l’initiative « Open Balkans » en raison de problèmes de transparence et de doutes quant à leur efficacité réelle.

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An Albanian pass in front of EU Info Center
Les accords relatifs au libre accès au marché du travail, à la coopération dans le domaine de la médecine vétérinaire et de la sécurité alimentaire, ainsi qu’à la communication et à l’identification électronique, ont été bloqués au sein des commissions de l’Assemblée macédonienne dirigées par le parti d’opposition, le VMRO DPMNE. [EPA/ARMANDO BABANI]

L’opposition macédonienne a bloqué l’adoption de plusieurs lois à l’Assemblée relatives à l’initiative « Open Balkans » en raison de problèmes de transparence et de doutes quant à leur efficacité réelle. 

Les accords relatifs au libre accès au marché du travail, à la coopération dans le domaine de la médecine vétérinaire et de la sécurité alimentaire, ainsi qu’à la communication et à l’identification électronique, ont été bloqués au sein des commissions de l’Assemblée macédonienne dirigées par le parti d’opposition, le VMRO DPMNE.

« Lorsque nous obtiendrons des informations sur l’objectif de l’initiative et sur ce qu’elle apporte à notre pays, nous pourrons alors nous asseoir et discuter plus concrètement du soutien ou du non-soutien à cette initiative », a déclaré le président du parti, Hristijan Mickoski.

Il attend également que le Premier ministre, Dimitar Kovacevski, le convie à une réunion afin d’expliquer ce que la Macédoine du Nord souhaite dans le cadre d’un groupe régional avec la Serbie et l’Albanie.

Les dirigeants de ces trois pays estiment que l’initiative « Open Balkans » entre Belgrade, Tirana et Skopje vise à permettre la circulation des biens et des personnes entre les pays avec plus de facilité et d’avantages suite à la signature d’accords trilatéraux. 

Le Kosovo et la Bosnie-et-Herzégovine ont refusé d’y participer, craignant que cela ne compromette leur trajectoire vers l’UE, tandis que le Monténégro doit encore se prononcer.

La réponse de l’UE s’est avérée prudente. Elle a en effet déclaré qu’elle soutenait la coopération régionale, mais le Processus de Berlin — visant à accélérer les processus d’adhésion des pays de la région à l’UE — demeure critique.

Selon certains critiques, le fait de forger des alliances plus étroites avec la Serbie alors qu’elle refuse d’appliquer les sanctions de l’UE contre la Russie et qu’elle signe activement des accords pour une collaboration plus étroite avec cette dernière dans des domaines tels que la politique étrangère est une source d’inquiétude et constitue un risque pour la sécurité de la région.