L'OTAN dispose de « toutes les options de riposte » face aux menaces hybrides russes

L'attaque russe contre un train de voyageurs montre « à quel point Poutine est devenu désespéré », affirme le secrétaire général de l'OTAN

EURACTIV.com
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte (à droite), et le Premier ministre slovène, Janez Jansa (à gauche) [Photo : Dursun Aydemir/Anadolu via Getty Images]

L’OTAN dispose de « toutes les options de riposte » dont elle a besoin pour faire face à la guerre hybride menée par la Russie, « mais toutes ne seront pas rendues publiques », a déclaré lundi le secrétaire général Mark Rutte.

« Certaines actions seront visibles du public, d’autres non, pour des raisons que nous ne pouvons pas toujours dévoiler », a expliqué Rutte aux journalistes aux côtés du Premier ministre slovène Janez Janša au siège de l’alliance à Bruxelles.

Rutte a également averti que la Russie se montre de plus en plus imprudente en Ukraine et prend pour cible des infrastructures civiles situées à proximité du territoire de l’OTAN.

« La Russie est en difficulté en Ukraine et continue de riposter par des attaques imprudentes et dangereuses », a-t-il déclaré. La frappe russe contre un train de voyageurs en Ukraine dimanche a montré « à quel point Poutine est devenu désespéré », a ajouté Rutte.

Poutine pense pouvoir empêcher les alliés de l’OTAN de soutenir l’Ukraine et saper leur unité, a affirmé Rutte. « Il se trompe. »

« Notre réponse consiste à renforcer notre soutien à l’Ukraine afin qu’elle dispose de ce dont elle a besoin pour se défendre », a-t-il indiqué, ajoutant que l’engagement de l’OTAN en faveur de la défense collective est « inébranlable ».

S’exprimant sur la politique intérieure, Janša a déclaré que la Slovénie, qui n’a pas encore atteint l’ancien objectif de l’OTAN en matière de dépenses de défense, fixé à 2 % du PIB, atteindrait cette année l’objectif révisé de 3,5 % après avoir approuvé un financement supplémentaire par le biais d’un budget rectificatif.

Rutte a également défendu l’objectif de 3,5 % de dépenses de défense fixé par l’OTAN, affirmant qu’il ne s’agit « pas d’un chiffre sorti de nulle part », mais qu’il s’inscrit dans le processus de planification des capacités de l’alliance.

Il a ajouté qu’il faut consacrer 3,5 % du PIB au financement des capacités traditionnelles, telles que les effectifs, les avions de combat et les chars, ainsi qu’aux technologies plus récentes, notamment l’intelligence artificielle, les drones et les systèmes de lutte contre les drones.

(at)