L’UE salue le plan Trump pour Gaza
L’UE et ses États membres ont accueilli favorablement la proposition en 20 points dévoilée par Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza, soutenant la perspective d’un cessez-le-feu et réitérant leur soutien à une solution à deux États, tout en se résignant à jouer un rôle secondaire, essentiellement financier.
Quelques heures après la présentation du plan de Donald Trump, lundi 29 septembre, Bruxelles a réaffirmé son attachement à une solution à deux États, seule susceptible selon l’Union européenne de mettre un terme à la guerre qui fait rage dans l’enclave palestinienne.
Ursula von der Leyen a précisé que l’UE était « prêt à apporter sa contribution ». La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a ajouté que l’Union pourrait « contribuer à la réussite » de la proposition américaine, qui offre selon elle « la meilleure chance immédiate de mettre fin à la guerre ».
Lors d’une conférence de presse aux côtés de Donald Trump à la Maison-Blanche, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré accepter ce plan, qui prévoit la libération de tous les otages par le Hamas et le désarmement du groupe terroriste. Il envisage également la reconstruction de l’enclave sous l’égide d’une autorité de transition présidée par Donald Trump lui-même.
Les capitales européennes ont de leur côté réaffirmé leur soutien à un cessez-le-feu immédiat.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, l’un des plus fervents défenseurs de la reconnaissance d’un État palestinien, a déclaré que « la solution à deux États, dans laquelle Israël et la Palestine coexistent côte à côte dans la paix et la sécurité », était « la seule possible ».
Côté français, le président Emmanuel Macron a affirmé que l’annonce de Donald Trump devrait faciliter une paix « durable » dans la région, « fondée sur la solution des deux États et les éléments agréés par 142 États aux Nations Unies ».
La semaine dernière, la France et l’Arabie saoudite avaient organisé une conférence de soutien à la reconnaissance de l’État de Palestine aux Nations unies à New York — une option rejetée par Washington et Tel-Aviv.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a estimé que le plan américain offrait « une occasion unique de mettre fin à la terrible guerre qui ravage Gaza ».
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a quant à elle salué le « tournant » que représente la proposition américaine, qui « définit un projet ambitieux de stabilisation, de reconstruction et de développement de la bande de Gaza ».
Selon le Washington Post, un plan visant à transformer l’enclave palestinienne en un territoire administré par les États-Unis pendant au moins dix ans aurait circulé début septembre au sein de l’administration Trump. À terme, Gaza était appelée à devenir une station touristique de luxe.
Impossible pour l’heure de savoir quelle forme pourrait prendre la reconstruction, mais de nombreuses entreprises américaines devraient en bénéficier, notamment celles de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, déjà très proche des Émirats arabes unis et du Qatar.
Le plan présenté par Washington ne fait aucune mention du sort réservé à la Cisjordanie, ni des colonies israéliennes — l’un des obstacles à une solution à deux États.