Madrid veut croire à un sauvetage national de Bankia

Le chef du gouvernement espagnol a voulu couper court aux rumeurs sur l’intervention de l’UE en faveur de la grande banque ibérique Bankia.

EURACTIV.fr
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Le chef du gouvernement espagnol a voulu couper court aux rumeurs sur l’intervention de l’UE en faveur de la grande banque ibérique Bankia.

Pour éviter que son système bancaire ne s’effondre comme un château de cartes, l’Espagne privilégie pour le moment la piste d’une recapitalisation via l’émission de dette nationale.

Ce dispositif, qui doit profiter à Bankia, quatrième banque ibérique, à hauteur de 19 milliards d’euros, «n’influe pas du tout sur le déficit », a assuré le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy au cours d’une conférence de presse de dernière minute, tenue lundi 28 mai.

L’opération visait à démentir les hypothèses d’une intervention du fonds de secours européen (FESF) relayées par le quotidien de centre-droit El Mundo. Il n’y aura pas de « sauvetage des banques espagnoles », veut croire Mariano Rajoy.

« Financement provisoire de l’étranger »

La perspective n’est pourtant pas totalement écartée, tant la crise du secteur bancaire espagnol inquiète les marchés. Nié pendant longtemps, le volume des actifs toxiques immobiliers de Bankia atteint 40 milliards d’euros. Dans le même temps, le coût de financement de l’Espagne s’envole, avec un taux d’intérêt de 6,5% sur 10 ans et un écart de 512 points de base entre le bund allemand et les bons du trésor espagnol.

Un parefeux, constitué du FESF et du FMI « existe évidemment », a indiqué Marek Belka, gouverneur de la banque centrale de Pologne, lors d’un déplacement au Pérou. L’Espagne dispose donc d’une «garantie » et peut compter sur un « financement provisoire de l’étranger », a-t-il fait remarquer, se refusant toutefois de préciser si le pays en aurait besoin.