Marché carbone : Strasbourg donne son feu vert au gel des quotas
Après s’y être opposés les eurodéputés ont validé la nouvelle version de gel de 900 millions quotas sur le marche carbone.
Après s’y être opposés les eurodéputés ont validé la nouvelle version de gel de 900 millions quotas sur le marche carbone.
Nouveau coup de théâtre sur la réforme du marché du carbone. C’est finalement à une courte majorité (344 pour, 311 contre, 46 abstentions) que le Parlement a validé la proposition de geler 900 millions de tonnes de quotas de CO2.
Proposé en juillet 2012 par la commissaire en charge du Changement climatique Connie Hedegaard, le «backloading » ou gel des quotas, devait relancer le marché du carbone en chute libre à cause de la crise économique en raréfiant l’offre pour faire remonter les prix.
Le Parlement a tout d’abord refusé cette proposition, en avril 2013, et demandé à la commission environnement du Parlement de retravailler le texte.
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Un compromis a été trouvé le 19 juin.
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Mais la proposition adoptée le 3 juillet évacue finalement les principales avancées approuvées en juin. Le fonds de réinvestissement et la mise sur le marché, dès 2015 ou 2016, des quotas gelés n’y figurent plus.
Ce retournement est le résultat d’une alliance de circonstances entre les détracteurs d’une régulation du marché (certains conservateurs et libéraux), ceux qui préfèrent une taxe carbone (la gauche radicale) et les écologistes estimant que l’accord est trop « généreux » avec les industriels.
Au tour des Etats
De son côté, la Commission se réjouit du vote des parlementaires. « Il faut accepter la proposition le plus rapidement possible pour discuter des réformes structurelles», a expliqué Connie Hedegaard.
Car cet aspect des négociations patauge. Et la balle est maintenant dans le camp des Etats. « Nous devons commencer les trilogues le plus rapidement possible (…) et il faudra que certains pays comme l’Allemagne clarifient leur position afin d’atteindre rapidement une majorité au Conseil », a-t-elle ajouté.
Berlin est en effet divisé. « En cas de vote positif, je viendrai défendre le gel des quotas devant le Parlement afin de convaincre les libéraux », a indiqué ministre allemand de l’Environnement Peter Altmaier, lors d’une conférence de presse à Paris mardi 2 juillet. Les plus difficiles à convaincre seront les libéraux allemands, au premier rang desquels le ministre de l’Economie Phillip Roesler.