Mario Monti réclame une licence bancaire pour le fonds de sauvetage permanent
Le Mécanisme européen de stabilité se verra attribuer une licence bancaire à terme, ce qui devrait lui permettre d'enrayer la crise de la dette, a déclaré hier (1er août) le premier ministre italien, Mario Monti, à la veille d'une réunion du Conseil de la Banque centrale européenne.
Le Mécanisme européen de stabilité se verra attribuer une licence bancaire à terme, ce qui devrait lui permettre d'enrayer la crise de la dette, a déclaré hier (1er août) le premier ministre italien, Mario Monti, à la veille d'une réunion du Conseil de la Banque centrale européenne.
Les fonctionnaires allemands restent opposés à l'idée de donner un tel pouvoir au fonds permanent, le MES, car cela lui permettrait de bénéficier de ressources illimitées via les opérations de liquidité de la Banque centrale européenne.
Lors que des journalistes ont demandé à M. Monti en Finlande si le MES devrait se voir octroyer une licence bancaire, celui a répondu : « Je pense que ce serait utile. Je pense que cela arrivera en temps voulu. »
M. Monti, qui s'est exprimé à l'issue d'une réunion avec le premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, a également déclaré que selon lui, les propos qu'avait tenus le président de la BCE, Mario Draghi, la semaine dernière étaient « audacieux et appropriés ». Profitant de sa visite à Helsinki, il s'est aussi brièvement entretenu avec Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques.
Les rumeurs vont bon train
M. Draghi a déclaré la semaine dernière que la banque centrale ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour sauver l'euro. Depuis, des rumeurs circulent sur l'éventualité que le Conseil des gouverneurs décide de prendre des mesures plus radicales lors de sa réunion d'aujourd'hui (2 août).
M. Katainen a expliqué hier à la presse que les taux d'intérêt étaient trop élevés dans certains pays européens comme l'Italie et que les marchés des obligations souveraines ne permettaient pas d'évaluer correctement la situation économique de certains pays.
Dans le même temps, les taux des prêts interbancaires dans la zone euro ont atteint des niveaux bas record mercredi, encouragés par des signes annonciateurs que la Banque centrale européenne pourrait finalement de nouveau abaisser les taux d'intérêt après que son président a déclaré qu'il ferait tout son possible pour sauver l'euro.
Les propos de Mario Draghi jeudi dernier ont attisé les rumeurs selon lesquelles la banque pourrait abaisser les taux sous le niveau record actuel de 0,75 %.
Les marchés dans l'attente
Les marchés monétaires n'anticipent pas encore une baisse des taux, avec une probabilité de 50 % de voir un taux des dépôts négatif d'ici la fin de l'année, selon les taux à terme implicites.
Ils spéculent plutôt sur la possibilité que la banque reprenne ses achats d'obligations italiennes et espagnoles sur le marché secondaire ou qu'elle prenne des mesures plus radicales, comme le lancement d'un programme d'achat d'actifs à grande échelle.
L'annonce que fera M. Draghi à l'issue de la réunion d'aujourd'hui devrait permettre d'y voir plus clair. Ces derniers jours, des fonctionnaires allemands ont rappelé leur opposition à l'idée que le fonds de sauvetage de la zone euro se voit octroyer une licence bancaire.