Martin Schulz ne croit pas en un accord budgétaire en novembre

Au cours d’une rencontre avec des élus régionaux, le président du Parlement européen s’est montré pessimiste sur l’issue du sommet budgétaire.

EURACTIV.fr
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Au cours d’une rencontre avec des élus régionaux, le président du Parlement européen s’est montré pessimiste sur l’issue du sommet budgétaire.

Constamment éclipsée par les plans de sauvetage et les outils à mettre en place au profit des États en difficulté, la question budgétaire va occuper les dirigeants européens pendant 2 jours, les 22 et 23 novembre prochains. Quitte à jouer les prolongations, tant il est essentiel de trouver un accord pour ne pas bouleverser le calendrier et provoquer le chaos dans les paiements des aides européennes.

Mais les échos venant de Bruxelles ne sont pas bons. « S’il n’y avait pas les Britanniques, les États auraient déjà pu trouver un terrain d’entente », confie un haut fonctionnaire européen. Londres milite pour le maintien de son rabais ainsi qu’une coupe de 200 milliards d’euros par rapport à la proposition d’un peu plus de 1000 milliards de la Commission européenne pour la période 2014-2020.

Cette position britannique est perçue comme extrêmement dure. Les pays de l’Est, très dépendants des fonds structurels et les économies exsangues du Sud optent au contraire pour une préservation des grandes politiques européennes.

Faire pression

Autant de divisions qui assombrissent l’issue du sommet de novembre. Martin Schulz pense qu’il n’y aura pas d’accord, rapporte Eleni Marianou, secrétaire générale de la Conférence des régions périphériques (CRPM), après sa rencontre avec le président du parlement européen le 9 octobre.

Alarmées par la tournure des négociations, les régions n’ont pas de mal à mettre le Parlement européen de leur côté. Les eurodéputés votent les budgets annuels, mais le cadre financier pluriannuel est surtout décidé par les États, à l’unanimité. Pour pallier cette lacune, le Parlement compte faire pression afin d’être davantage associé aux négociations.

Les régions de la CRPM comptent de leur côté alerter leurs gouvernements respectifs. « Les négociations budgétaires sont toujours tendues, mais elles le sont encore plus cette fois-ci. Il y a une certaine confusion entre l’austérité imposée aux pays et les dépenses européennes, qui constituent un budget d’investissement », relève Eleni Marianou.