Migrations : la Belgique a doublé le nombre de retours forcés au cours du premier trimestre 2023
Au cours des trois premiers mois de cette année, 959 personnes en séjour illégal en Belgique ont été expulsées, ce qui représente une augmentation considérable si l’on considère que 502 personnes ont été expulsées au cours de la même période l’année dernière.
Au cours des trois premiers mois, 959 personnes en séjour illégal en Belgique ont été expulsées, ce qui représente une augmentation considérable si l’on considère que 502 personnes ont été expulsées au cours de la même période l’année dernière.
« Les personnes qui n’ont pas droit à l’asile ou qui sont en séjour irrégulier ne peuvent pas rester dans notre pays. Nous nous engageons à les renvoyer, volontairement si possible, en leur offrant des services de conseil individuels. Mais s’il n’y a pas de volonté de coopérer, nous procédons à des retours forcés », a indiqué la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Nicole de Moor (Chrétiens-démocrates et Flamands, PPE), dans un communiqué de presse publié mardi (25 avril).
La secrétaire d’État a également indiqué qu’elle était en train de « renforcer le cadre juridique » et de « travailler à de meilleurs accords » avec les pays d’origine des migrants, ce qui constitue un élément crucial pour augmenter le nombre de retours.
Avec le nouvel accord sur la migration présenté en mars, la Belgique espère sortir de la crise de l’asile, notamment en libérant de l’espace dans les centres dédiés et en s’attaquant au problème des demandeurs déboutés qui restent sur le territoire et occupent les places d’accueil.
Le gouvernement avait annoncé que les personnes qui doivent retourner dans leur pays d’origine — si possible volontairement — ne se verront désormais plus simplement intimer l’ordre de quitter le territoire, mais feront l’objet d’un suivi. Et si ces dernières refusent de coopérer, elles seront escortées afin de s’assurer qu’elles quittent effectivement le territoire.
Pour rendre une telle surveillance possible, le gouvernement a annoncé le mois dernier qu’il allait recruter davantage de personnel.
« Outre la police, le personnel de Frontex et le personnel de l’Office des étrangers formé à cet effet pourront également participer, toujours sous la supervision d’un officier de police », a déclaré Mme de Moor dans son communiqué de presse de mardi.
Le nouvel accord migratoire prévoit également de nouvelles places d’accueil pour les migrants, mais comme l’avait annoncé le Premier ministre Alexander De Croo lors d’une conférence de presse qui a suivi la présentation de l’accord le mois dernier, la Belgique ne continuera pas à « créer des places d’accueil », et seuls « ceux qui ont droit à l’accueil l’obtiendront ».
Grâce à ces mesures concernant les retours, le gouvernement espère libérer un millier de places d’accueil.