Mix énergétique : la part des réseaux de chaleur doit augmenter
En plein cœur du débat national sur la transition énergétique, de nombreux acteurs s'accordent sur l'importance des réseaux de chaleur dans le développement des énergies renouvelables. La France est bien en deçà de la moyenne européenne.
En plein cœur du débat national sur la transition énergétique, de nombreux acteurs s’accordent sur l’importance des réseaux de chaleur dans le développement des énergies renouvelables. La France est bien en deçà de la moyenne européenne.
« Les réseaux de chaleur constituent un vecteur important pour l’intégration des énergies renouvelables thermiques, notamment pour les installations de grandes capacités », soulignait le groupe de travail sur les énergies renouvelables du débat national sur la transition énergétique, dans son rapport présenté en avril.
La part des énergies renouvelables et de récupération (Enr&R) dans les réseaux est en effet passée de 26% en 2005 à 36% en 2013. L’objectif des professionnels est d’atteindre 50% d’Enr&R en 2020.
« Le réseau de chaleur est le seul moyen de valoriser la chaleur fatale (incinération, process industriels). C’est également un moyen efficace de valoriser la biomasse avec un meilleur rendement énergétique et une meilleure maîtrise des émissions polluantes que dans l’individuel », expliquait Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, lors d’une journée presse consacrée aux réseaux énergétiques, le 16 mai dernier.