Nouvelles aides pour l’Irlande et le Portugal, pas pour la Grèce

Réunis à Bruxelles, les ministres de l’Économie de la zone euro se sont voulus rassurant sur la bonne marche des négociations au sujet des pays endettés, malgré l’absence du patron du FMI.

EURACTIV.fr
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Réunis à Bruxelles, les ministres de l’Économie de la zone euro se sont voulus rassurant sur la bonne marche des négociations au sujet des pays endettés, malgré l’absence du patron du FMI.

Largement éclipsée par l’affaire Strauss-Kahn, la réunion des ministres de l’Économie de la zone euro a pourtant permis d’avancer sur de nombreux sujets. 

Aides pour le Portugal et l’Irlande

L’Eurogroupe s’est mis d’accord pour débloquer 78 milliards d’euros en faveur du Portugal, troisième pays européen depuis 2009 à demander un plan de sauvetage. Le premier versement – dont le montant n’est pas encore précisé – devrait avoir lieu à la fin du mois de mai, pour permettre à l’État portugais de rembourser certaines créances arrivant à échéance. 

De son côté, le Fonds monétaire international, représenté à la réunion par Nemat Shafik, déléguée adjointe de Dominique Strauss-Kahn, a annoncé une rallonge de 1,58 milliard d’euros à l’Irlande. Le gouvernement irlandais dispose maintenant de 7,2 milliards de dollars de « facilité de caisse » auprès du FMI. 

Débat autour de la dette grecque 

Les débats sur la Grèce ont été plus houleux. A demi-mots, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a évoqué une possible restructuration de la dette grecque. Ce à quoi Christine Lagarde s’est immédiatement opposée. Les banques françaises sont les deuxièmes détentrices de la dette publique du pays. 

La possibilité d’un deuxième plan d’aide a seulement été évoquée, alors que la situation financière du pays ne s’améliore pas. La Commission européenne anticipe un déficit grec de 9,5% du PIB en 2011 et de 9,3% en 2012, soit largement au dessus des objectifs de 7,6 et 6,5% définis par le programme d’aide octroyé par l’UE et le FMI. La dette devrait bondir à plus de 166% du PIB d’ici l’an prochain.

Les gouvernements européens souhaitent d’abord observer les résultats des réformes lancées par le gouvernement grec, en particulier les privatisations et les réformes structurelles. 

Un italien à Francfort 

Dernier point important abordé par les ministres, la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne. Son mandat arrive à terme en octobre 2011. 

Après de longues semaines de tractations en coulisses, les membres de l’Eurogroupe ont approuvé à l’unanimité la candidature de Mario Draghi, actuel directeur de la Banque centrale italienne. Cette nomination n’est encore que formelle et devra être validée par les chefs d’État lors du prochain sommet européen, prévu le 24 juin 2011 à Bruxelles.